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Éditorial – Elections communalesDégagisme, jeunisme, féminisme

Comment définit-on qui a gagné et qui a perdu dans une élection communale à deux tours? Est-ce que les résultats dans les exécutifs ont plus de poids que dans les législatifs? Se focalise-t-on sur les Municipalités des grandes villes et sur qui sera syndique ou syndic? Tient-on compte des résultats par suffrages ou par sièges? Et quid des mouvements citoyens dont on ne sait pas toujours s’ils sont de droite, du centre ou de gauche, bien au contraire?

Il y a d’abord un sentiment - qui devrait encore se confirmer par une analyse statistique fine - que notre personnel politique se soit rajeuni et féminisé. Ajoutons-y un certain dégagisme, où d’anciennes et anciens ont été éjectés ou ont dû jeter l’éponge. Sans en faire une obsession, cela fera probablement du bien à la chose publique locale. D’une façon générale, il faudra reparler d’une limite aux mandats consécutifs pour les exécutifs.

C’est indubitablement à droite que se trouvent les perdants. D’abord, le PLR stagne ou recule dans des fiefs importants. Il perd des syndicatures, des majorités, ou amorce un sérieux déclin à Payerne, Yverdon, Montreux, Aigle, Crissier, Nyon, Montreux, Vevey, La Tour-de-Peilz, Bussigny, Renens. Il rate son deuxième siège à Lausanne. Il n’y a guère qu’à Avenches et à Morges où il inverse la tendance, avec ses alliés.

Sur l’ensemble des deux dimanches, son partenaire «historique», l’UDC, fait encore moins bien. Y compris dans les rares Municipalités où il avait décroché un siège (Château-d’Œx, Villeneuve). À l’exception d’Ollon, où l’un des siens mène le bal, et de Sainte-Croix. Il ne suffit visiblement pas de ressortir le vieux logo PAI pour rassurer.

«Le PLR devra essayer de bâtir des ponts avec les Vert’libéraux.»

Les alliances entre ces deux «partenaires» ne sont plus seulement contre nature, elles performent de moins en moins. En solitaire assumé – l’UDC n’a jamais rien gagné depuis longtemps grâce à cet attelage – la formation “agrarienne” devra retrouver une ligne «vaudoise».

Pour le PLR, c’est plutôt du côté du nouveau centre, et plus précisément des Vert’libéraux, qu’il devra essayer de bâtir des ponts. Mais pour avoir une stratégie claire, encore faudrait-il que les deux hommes ministres, les doyens du Conseil d’État, écoutent un peu les instances dirigeantes de leurs partis. Qui leur demandent de céder la place.

24 commentaires
    Huguette Richoz

    Je suis en train d'apprendre le hongrois.