Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Démission de Yannick Buttet«L’intégrité morale fait partie de la description de poste»

Le professeur Guido Palazzo, spécialiste de l’éthique des affaires à l’Université de Lausanne (UNIL).
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Le professeur Guido Palazzo, spécialiste de l’éthique des affaires à l’Université de Lausanne (UNIL), réagit à l’affaire Yannick Buttet. Ce dernier a démissionné cette semaine de la présidence de la Chambre valaisanne de tourisme (CVT). L’ex-conseiller national PDC, dont l’élection à ce poste avait provoqué la polémique, a été condamné deux fois pour des affaires de harcèlement sexuel. Et l’une de ses victimes travaille aujourd’hui à la CVT.

Que vous inspire le renoncement de Yannick Buttet à prendre la tête de la Chambre valaisanne de tourisme?

Ceux qui ont choisi Buttet pour la présidence doivent se demander s’ils ne savaient pas quelle personnalité problématique ils mettaient dans une position qui apporte beaucoup d’attention publique.

Comment est-ce possible?

Je ne sais pas. Les risques de réputation n’ont-ils pas été considérés? N’y avait-il pas de candidats qualifiés sans problèmes moraux? Ne savaient-ils pas qu’il était devenu le supérieur de l’une de ses victimes? Sans connaître les détails de l’affaire – d’où mes questions – je vois ici un comportement qui est courant dans de nombreuses organisations: le harcèlement sexuel est souvent minimisé, l’effet sur la culture de l’organisation est complètement sous-estimé, les auteurs sont souvent protégés par des réseaux.

Yannick Buttet a démissionné de la présidence de la Chambre valaisanne de tourisme.

Que faut-il retenir de cette affaire?

Il est essentiel de retenir que quiconque veut assumer des responsabilités de leadership doit savoir aujourd’hui que l’intégrité morale fait partie de la description de poste, et partant, qu’une inconduite massive met fin à une carrière. Le harcèlement sexuel n’est pas un délit anodin.

Les gens qui ont fauté ne devraient-ils pas avoir une seconde chance, une fois leur peine purgée?

Certes, les auteurs devraient avoir une seconde chance, mais certainement pas en tant que patron de nouvelles victimes potentielles. Et certainement pas en tant que patron de leurs anciennes victimes.

Newsletter
«Dernières nouvelles»
Vous voulez rester au top de l’info? «24 heures» vous propose deux rendez-vous par jour, directement dans votre boîte e-mail. Pour ne rien rater de ce qui se passe dans votre Canton, en Suisse ou dans le monde.

Autres newsletters