AboDépression postpartumLa souffrance des jeunes mères est souvent ignorée
Plus de 20% des femmes qui viennent d'accoucher voient leur santé mentale gravement se détériorer. Mais en Suisse, les soignants tardent à les aider.

Quand Stéphanie évoque la naissance de sa fille, il y a cinq ans, ses souvenirs n'ont rien à voir avec les clichés véhiculés notamment par le cinéma – un amour immédiat pour le nouveau-né vagissant, des larmes de bonheur et la satisfaction immense d'être enfin maman. «Ce fut la descente aux enfers, constate au contraire cette Genevoise, qui s'exprime sous un prénom d'emprunt, mais témoigne avec beaucoup de courage. Dès le premier soir après l'accouchement, j'ai été prise de phobie d'impulsion. J'imaginais jeter ma fille par terre lorsqu'elle criait. Et puis je n'arrêtais pas de pleurer, alors que d'ordinaire je suis très joyeuse.»



















