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Derby contre le LS samedi
Un moment de vérité pour Servette et Lausanne

Dans le regard de René Weiler, des interrogations autour de «son» Servette qui ne sait plus gagner.
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Étroitesse de l’espace vital. Un Servette qui veut enfin prendre du volume, mais un Servette toujours confiné en queue de classement ou presque. À l’injuste défaite à Lucerne (2-0) a succédé ce nul frustrant face à Winterthour (2-2) mercredi soir. Et si c’est un Lausanne mal en «points» lui aussi qui vient au Stade de Genève ce samedi soir (18 heures), rien n’est de nature à rassurer des Grenat fébriles.

Quand Servette ne marque pas et rate parfois des montagnes, il ne peut pas gagner, il perd même souvent ces derniers temps (trois des quatre dernières rencontres de Super League). Quand il marque? Il s’y entend pour se tirer une balle dans le pied: en se spécialisant dans l’autobut (à Lucerne et contre Winterthour), ou en offrant un penalty (contre Winterthour encore, en fin de première période, la seule occasion pour les Zurichois de toute la mi-temps). Un cercle vicieux, pas de porte de sortie pour l’instant.

Deux entraîneurs sous pression

Pour Lausanne, c’est la même douleur, en pire. Avec leur écueil 2-1 à Lugano, les hommes de Ludo Magnin ne sont sans doute qu’à deux longueurs des Servettiens au classement, mais ils en sont déjà à cinq défaites en huit journées. Le LS va mal, le SFC tente d’aller mieux depuis peu, mais sans résultat pour graver concrètement cet élan. Il y a donc deux équipes et deux entraîneurs sous pression pour ce derby du lac.

Pour René Weiler, l’urgence comptable est sérieuse. Pour Ludo Magnin, elle est vitale. Dans les deux cas, les deux techniciens s’enferment, à tort ou à raison, dans leurs schémas de raisonnement.

«Quand Servette ne marque pas et rate parfois des montagnes, il ne peut pas gagner, il perd même souvent ces derniers temps.»

Au LS, le discours de Magnin, c’est cette volonté de souligner les performances qu’il estime bonnes par opposition aux résultats sans appel, c’est de dire que Lausanne est à la hauteur en occultant que l’équipe perd pied.

Au Servette FC, Weiler campe sur ses certitudes et ses orientations tactiques. Il fera jouer les meilleurs et tant pis si les jeunes n’arrivent pas à se hisser à niveau, tant pis aussi si beaucoup tirent la langue (très peu de tournus, un Bolla fatigué est ainsi débordé avant le 2-2 de Winterthour pendant que Tsunemoto chauffe le banc depuis trois matches, ou: 1er changement à Lucerne à la 74e alors que Servette est mené 2-0 depuis la 18e minute…), il exige un investissement plus conséquent de ses joueurs, plus de remise en question, il évoque souvent la répétition des matches et les blessures du début de saison, sans omettre les départs de Clichy et de Mbabu.

Un moment de vérité

Drapés dans leurs rhétoriques, les deux entraîneurs arrivent à la croisée des chemins pour ce derby. Leur message ne passera qu’avec des points, il ne peut plus souffrir des pointillés actuels et ils le savent bien. Qui a raison? Magnin et son discours de promesses, de jours meilleurs à venir? Weiler et sa froide détermination, cette assurance de tracer une ligne directrice sans concession?

Samedi soir sera un moment de vérité. Un premier au moins. Pour les deux entraîneurs. Pour les joueurs aussi, qui doivent prendre leur part de responsabilité. Ce derby des mal classés apportera des réponses.

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