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ManifestationDernier survivant morgien, le Marché de Noël rend les armes

Il aura résisté jusqu’au bout, pourtant le rendez-vous de fin d’année a dû lui aussi se résoudre à abandonner l’édition 2020.

Le château de Morges n’accueillera pas la féerie de Noël cette année.
Le château de Morges n’accueillera pas la féerie de Noël cette année.
Patrick Martin

C’est avec une vive émotion dans la voix que la présidente Véronique Bornand-Sickenberg confirme l’information mardi après-midi. «C’est une rude journée. Même si cela fait des semaines qu’on en parle au sein du comité, il fallait prendre une décision. Et celle-ci était inévitable.»

En cause, faut-il encore l’expliquer, les mesures sanitaires qui auraient défiguré un marché devenu incontournable dans la région au cours de ses trois ans d’existence. «Il aurait tout d’abord fallu trier nos exposants pour n’en garder qu’une trentaine, alors qu’ils avaient tous émis le souhait de revenir, liste la présidente. Ensuite nous aurions dû installer un système de comptage à l’entrée, et ainsi refuser l’accès de la manifestation à de nombreux Morgiens. Sans oublier que nous n’aurions pas pu avoir de restaurant ni utiliser certaines parties du site qui ne permettaient pas de garantir les mesures sanitaires. On ne voulait pas offrir n’importe quoi, alors autant s’abstenir.»

Rendez-vous décalé

Pour autant, les organisateurs ont fait preuve d’une prudence que l’on peut qualifier de salvatrice lorsque, au printemps, ils ont décidé de tout suspendre, n’engageant aucun frais, et assurant ainsi leur survie pour 2021. Malgré un regret certain de ne pouvoir accompagner les Morgiens cette année. «ça nous prend au cœur et aux tripes, assure Véronique Bornand-Sickenberg. Ce marché c’est notre bébé. Mais vous vous rendez compte si nous nous rendions responsables d’un foyer de contamination? C’est une décision qui est prise pour la santé du plus grand nombre.»

Avant de conclure sur une touche de positivisme qui la caractérise: «Ce n’est qu’un rendez-vous manqué. On reviendra plus forts l’année prochaine, on a d’ailleurs déjà plein d’idées», sourit la pétillante présidente.

«Même si cela fait des semaines qu’on en parle au sein du comité, il fallait prendre une décision. Et celle-ci était inévitable»