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Portrait d’Alessandro PelizzariDes causes au cœur et les yeux dans la rue

La figure du syndicalisme genevois a pris la tête de la Haute École de travail social et de la santé, à Lausanne.

Le moteur initial de mon engagement était certainement un sentiment d’injustice un peu diffus que ma famille a vécu.
Le moteur initial de mon engagement était certainement un sentiment d’injustice un peu diffus que ma famille a vécu.
Odile Meylan

Retour à ses premiers amours: le monde académique. Alessandro Pelizzari nous reçoit à la Haute École de travail social et de la santé Lausanne (HETSL), dont il a pris la tête en juin. Figure emblématique du mouvement syndical genevois, secrétaire régional d’Unia Genève pendant douze ans, le natif d’Interlaken a aussi retrouvé sa ville d’étudiant: Lausanne. «Je ne vous cache pas que Genève me manque. C’est une ville plus rugueuse, très contradictoire, faite de contrastes et de tensions politiques. On s’y «frotte» plus.»

La sauce peine à prendre, déjà, quand le futur syndicaliste débarque dans la capitale vaudoise pour ses études. Il prend très vite la tangente à Bologne par la grâce d’Erasmus. En 1997, la grève bat son plein à l’UNIL. Du militantisme, de l’émulation: voilà de quoi séduire Alessandro Pelizzari, qui commence à fréquenter politiciens et syndicalistes. L’histoire se répète pendant son année de master à Berlin, qui coïncide avec une grève universitaire. Il gravite dans des milieux très politisés. De retour en terre romande, le Bernois de 25 ans – qui se considère comme un socialiste marxiste – contribue à créer Attac Suisse.

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