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Dans le viseur depuis cet étéDes chercheurs menacés de mort pour leur étude sur la chloroquine

Cibles d’une violente campagne de harcèlement, plusieurs scientifiques, dont des Romands, signent une tribune dans «The Lancet» et portent plainte.

Pour avoir publié une étude qui conclut à l’inutilité - voire à la dangerosité - de la chloroquine contre le coronavirus, plusieurs chercheurs ont fait l’objet d’une campagne de harcèlement.
Pour avoir publié une étude qui conclut à l’inutilité - voire à la dangerosité - de la chloroquine contre le coronavirus, plusieurs chercheurs ont fait l’objet d’une campagne de harcèlement.
AFP

La science provoque souvent des controverses et des disputes, mais rarement d’une telle violence. Pour avoir publié une étude qui conclut à l’inutilité - voire à la dangerosité - de la chloroquine contre le coronavirus, plusieurs chercheurs dont deux de l’Université de Lausanne ont fait l’objet d’une campagne de harcèlement des plus véhémentes.

Faite de railleries, d’intimidations, d’insultes – racistes, antisémites, homophobes - et même de menaces de mort, la cabale lancée par les «pro-chloroquine» a démarré dès la publication de l’étude dans la revue «Clinical Microbiology and Infection», fin août. «J’ai reçu des centaines de messages: des insultes, des menaces et des coups de téléphone où l’on me disait: on sait où tu habites, on sait où vivent tes parents. C’est allé très loin et c’était violent», se souvient Mathieu Rebeaud, doctorant en biochimie à l’UNIL.

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