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Séance refuséeDes élus aiglons saisissent le Conseil d’État

20% de l’organe délibérant souhaite que le gouvernement prenne position afin qu’une séance se tienne «dans les plus brefs délais».

Vue aérienne d’Aigle: centre-ville et zone industrielle.
Vue aérienne d’Aigle: centre-ville et zone industrielle.
Chantal Dervey – Archives

Quatorze conseillers communaux d’Aigle (20% du plénum) ont vu récemment leur demande d’organisation d’une «séance extraordinaire», pour traiter encore en mai notamment d’un préavis qualifié d’«urgent» par la Municipalité, rejetée. La séance de ce mois, comme celle du 26 mars, avait préalablement été annulée en raison d’un ordre du jour trop maigre et en partie de la crise sanitaire. Les deux prochaines séances prévues se dérouleront le 19 juin puis en septembre, cadrant avec la directive du Conseil d’État du 23 avril (24 heures du 13 mai).

Ces derniers jours, selon nos informations, une séance du bureau du Conseil communal s’est tenue. «Les représentants des 20% ont réitéré leur demande pour une séance, non plus extraordinaire mais supplémentaire, et dans les meilleurs délais», résume Louis Goy (Alternatives-Les Verts), membre des 14. Outre le conseiller écologiste, le collectif regroupe six UDC et sept Entente aiglonne. Rien n’a filtré de ces discussions internes, sauf que chacun a campé sur ses positions. Les 14 ont décidé d’en référer au Conseil d’État.

«Taper plus haut»

«En effet, un courrier signé par quatre représentants a été envoyé samedi à la Chancellerie en copie à Mesdames Luisier et Gorrite», informe Marcel-Jacques Bacca, président de l’Entente aiglonne. Pour son homologue de l’UDC, Didier Badan, «le président du Conseil ne souhaitant pas entrer en matière, notre seul moyen de faire respecter le règlement du Conseil communal est de taper plus haut.» Ledit règlement indique en son article 49 qu’un cinquième des élus, comme la Municipalité, peut demander la tenue d’une séance, ordinairement convoquée par le président.

Président PLR, Alexandre Favre «apprend cette décision d’écrire à l’État, qui me surprend grandement.» Il annonce qu’il a pris tous les renseignements et informations en lien avec la directive auprès du Canton, notamment du Service des communes et du logement. «La décision de ne pas siéger en mai a été longuement analysée et réfléchie. En effet, je la maintiens.»

Les 14 élus mettent aussi en avant le fait, outre le préavis d’urgence, que de nombreux points pourraient être débattus. «Il y a même une foule de propositions dans chaque partie», croit savoir Marcel-Jacques Bacca. Autre argument, la tenue de séances dans plusieurs communes du Canton, notamment à l’Est: Bex, Leysin, Montreux, Vevey, etc. «Oui je le concède aisément sauf que dans ces communes plusieurs objets étaient fixés à l’ordre du jour comme pas moins de cinq préavis à Bex», rétorque Alexandre Favre, qui attend désormais la décision du gouvernement vaudois.

La décision de ne pas siéger en mai a été longuement analysée et réfléchie, et en effet je la maintiens.

Alexandre Favre, président PLR du Conseil communal aiglon