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Ministère publicDes élus veulent contrôler les modalités de départ de Lauber

Alors que le délai de départ d’un procureur de la Confédération est de 6 mois, Michael Lauber terminera en août, s’octroyant 5 mois de vacances. Des politiciens réagissent.

Michael Lauber a remis sa démission mardi soir (archives).
Michael Lauber a remis sa démission mardi soir (archives).
KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Les cinq mois de vacances du procureur général de la Confédération helvétique Michael Lauber, qu’il a demandés dans le cadre de sa démission, font réagir des politiciens dans la presse jeudi. Ils entendent contrôler les modalités de son départ.

«Nous devrons examiner de près comment un droit aux vacances aussi élevé peut exister», dit un membre bourgeois de la commission judiciaire (CJ) du Parlement fédéral, cité anonymement dans les journaux du groupe de presse Tamedia.

Michael Lauber a formellement remis sa démission mardi soir. Le délai de résiliation des rapports de travail d’un procureur de la Confédération étant de six mois, il a présenté sa démission pour le 31 janvier. Mais, en raison d’un solde de vacances accumulées, il pourra quitter son poste le 31 août.

Inconcevable et incompatible

Les cinq mois réclamés par Michael Lauber correspondent à un solde cumulé de plus de trois ans de vacances. Selon le règlement du Parlement, si des jours de vacances ne peuvent être pris pendant l’année, ils doivent être réduits l’année suivante.

Pour le conseiller aux États Carlo Sommaruga (PS/GE), un excédent de vacances d’une telle ampleur est tout simplement inconcevable et incompatible avec le libellé du règlement.

La conseillère nationale Christa Markwalder (PLR/BE) appelle elle la CJ à examiner attentivement le droit aux vacances du procureur général de la Confédération démissionnaire. Il ne doit en aucun cas bénéficier d’un parachute doré, ajoute-t-elle.

Même son de cloche chez sa collègue Sibel Arslan (Verts/BS), qui est membre de la commission judiciaire. Réclamer cinq mois de vacances en démissionnant est plutôt culotté, alors que c’est le contribuable qui paie le salaire de Michael Lauber, remarque-t-elle.

ATS/NXP