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Au front depuis un anDes EMS rognent le salaire de leurs employés

Certains soignants ont été contraints de réduire leur taux d’activité, d’autres redoutent des licenciements. Les responsables misent sur la vaccination pour attirer de nouveaux pensionnaires.

Sous pression depuis un an à cause du Covid-19, le personnel des EMS est en plus confronté à des baisses imposées de leur taux d’activité, voire des licenciements.
Sous pression depuis un an à cause du Covid-19, le personnel des EMS est en plus confronté à des baisses imposées de leur taux d’activité, voire des licenciements.
LUCIEN FORTUNATI

Particulièrement exposé au coronavirus, le personnel des établissements médico-sociaux (EMS) est sous pression depuis un an. «Sous-effectif chronique et épuisement professionnel ont été mis en exergue et amplifiés par la pandémie. Aujourd’hui, les soignants craignent des licenciements ou des baisses imposées de leur taux d’activité», s’inquiètent les syndicats SSP, SIT et Unia.

Un souci bien légitime alors que, faute de résidents (ndlr: décès des personnes âgées et réticence à entrer en institution), le taux d’occupation de certains établissements s’est effondré et des licenciements ont déjà été prononcés. Des baisses du taux d’activité aussi, parfois même très fortes, à en croire cette syndicaliste: «Un employé m’a dit qu’il lui a été imposé de passer de 70 à 20%… à prendre ou à laisser. Une autre avec un CDI, payée à l’heure, a perdu toutes ses heures ce mois-ci (ndlr: en mars). Une honte, estime Clara Barrelet, du SIT. Ce n’est pas au personnel, marqué par les nombreux décès de résidents, qui, en outre, prend des risques depuis des mois pour lui-même et ses proches, de payer la crise.»

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