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Opération philosophico-écologiqueDes masques usagés transformés en diamants

L’entreprise de joaillerie urbigène Mood collecte les protections de ses clients pour en faire des pierres synthétiques. Une magnifique manière de prendre l’horrible pour le rendre très beau et de sensibiliser le public à la catastrophe environnementale.

Collectés en boutique puis désinfectés, les masques sont pesés à leur arrivée à Saint-Gall.
Collectés en boutique puis désinfectés, les masques sont pesés à leur arrivée à Saint-Gall.
Mood/DR
Ils sont broyés et calcinés pour en extraire le graphite qui servira de base au mélange.
Ils sont broyés et calcinés pour en extraire le graphite qui servira de base au mélange.
Mood/DR
Les diamants sont ensuite taillés afin d’être prêts pour le sertissage.
Les diamants sont ensuite taillés afin d’être prêts pour le sertissage.
Mood/DR
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Et si, au lieu de flotter dans nos lacs, de coller au bitume de nos trottoirs ou de s’enrouler autour des pattes de nos oiseaux, les masques chirurgicaux usagés pouvaient devenir de précieux objets de désir? Et boucler la boucle en récompensant les efforts de membres du personnel soignant? À petite échelle, c’est un rêve, une utopie qu’une entreprise vaudoise est en train de faire devenir réalité…

Récompenser le personnel soignant

Transformer fait partie de l’ADN de la marque vaudoise Mood depuis… 2004. En effet, l’entreprise fondée à Orbe par Stéphanie Pousaz et Arlette Bélat fabrique des bagues interchangeables. Le principe est simple: on achète une base qui s’ouvre et la pièce du milieu s’enlève pour être remplacée à l’envie. Un concept gagnant, puisque 85% de la clientèle de Mood lui est fidèle et qu’après avoir lancé une gamme joaillerie, les Vaudoises sont parties à la conquête de l’Europe (Barcelone) puis de l’Amérique (Los Angeles).

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