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TessinDes milliers de frontaliers auront perdu leur poste en 2020

Selon une estimation du syndicat Ocst, au moins 4000 travailleurs frontaliers vont perdre leur emploi cette année en raison de la crise due au coronavirus.

Les frontaliers italiens sont nombreux à travailler à Tessin.
Les frontaliers italiens sont nombreux à travailler à Tessin.
KEYSTONE

La crise sanitaire frappe durement la main d’oeuvre italienne travaillant au Tessin. Selon une estimation du syndicat Ocst relayée vendredi par tio.ch, 3000 travailleurs frontaliers ont déjà perdu leur emploi en 2020, et ils devraient être 4000 d’ici la fin de l’année.

Les données établies par l’Ocst se basent sur les formulaires remplis pour demander les allocations chômage dans un État de l’Union européenne (UE), précise le site du journal gratuit 20 Minuti. Et comme le syndicat recueille environ 80% des demandes d’indemnité, le nombre de frontaliers ayant perdu leur emploi en cette année de crise sanitaire pourrait atteindre 5000, extrapole tio.ch.

Restauration la plus touchée

Le secteur le plus touché est clairement celui de la restauration, alors que l’industrie de métaux et des machines traverse également une mauvaise passe. Le secteur de la construction en revanche, qui emploie près de 8000 travailleurs frontaliers sur les 70’000 que compte le canton, selon le dernier décompte réalisé fin septembre par le bureau cantonal de la statistique, semble tirer son épingle du jeu, selon le syndicat.

Andrea Puglia, responsable de l’unité Frontaliers de l’OCST se dit préoccupé, pas seulement par les 4000 frontaliers qui auront perdu leur emploi, «mais surtout parce que le 31 décembre marquera la fin de la procédure simplifiée qui garantit aujourd’hui aux entreprises un accés immédiat aux indemnités pour réduction de l’horaire de travail (RHT)». Le syndicaliste prévient que si cette mesure n’est pas reconduite, on reviendrait à la procédure de demande standard qui suppose un parcours bureaucratique plus complexe.

ATS/NXP