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États-UnisDes procureurs au secours du vote par correspondance

Donald Trump, qui estime que le vote par correspondance favorise Joe Biden, fait tout pour compliquer la tâche de la poste américaine, l’USPS.

Le patron de l’USPS, Louis DeJoy, nommé par Donald Trump, a accepté de venir témoigner devant le Congrès le 24 août.
Le patron de l’USPS, Louis DeJoy, nommé par Donald Trump, a accepté de venir témoigner devant le Congrès le 24 août.
KEYSTONE

Les procureurs généraux de plusieurs États des États-Unis envisagent une action en justice «pour préserver le service postal et le droit des Américains à voter par correspondance». Celui-ci est attaqué par Donald Trump, qui craint que cela ne favorise son adversaire démocrate.

Ces responsables examinent «toutes les possibilités légales», estimant que «le président prive les électeurs de leurs droits», selon un communiqué de la procureure générale de New York, Letitia James. Elle a expliqué mener cette action avec «plusieurs autres procureurs généraux du pays». Le vote par correspondance doit être largement déployé aux États-Unis pour l’élection présidentielle du 3 novembre, via la poste américaine, l’USPS.

«Risque de fraude»

Donald Trump s’y oppose depuis des mois, criant au risque de fraude. Mais ses opposants l’accusent de vouloir en réalité empêcher un mode de vote qui pourrait être favorable à son adversaire démocrate, Joe Biden.

«Les actions du président Trump pour gêner le fonctionnement (du service public postal) avant l’élection présidentielle sont profondément inquiétantes. Il s’agit d’une tentative autoritaire de prendre le pouvoir pour le conserver, purement et simplement», selon Letitia James.

«La Californie a poursuivi en justice l’administration Trump plus de 95 fois pour protéger notre peuple. Protéger notre droit de vote et notre véritable démocratie ne sera pas différent», a tweeté lundi le procureur de Californie, Xavier Becerra. «Nous étudions les options légales, de nombreux États partagent cette inquiétude. Le service postal est un service essentiel», a souligné le procureur de Caroline du Nord, Josh Stein, sur la chaîne CNN.

«Nous ne laisserons pas le président instiller le doute dans ce processus, (…) nous allons nous assurer que toutes les lois et réglementations sont respectées», a également dit le procureur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, interrogé sur MSNBC. Le «Washington Post» avait également cité, parmi les procureurs qui pourraient participer à cette action, ceux de la Virginie, du Minnesota, du Massachusetts ou encore de l’État de Washington.

«Sauvez la poste»

«Sauvez la poste», a tweeté de son côté Donald Trump lundi. Le président a expliqué que le service postal était «un échec depuis plusieurs dizaines d’années». «Nous voulons simplement RENDRE A LA POSTE SA GRANDEUR», en référence à son slogan de campagne, «Rendre sa grandeur à l’Amérique» (Make America Great Again), a-t-il ajouté.

Le patron de l’USPS, Louis DeJoy, a par ailleurs accepté de venir témoigner devant le Congrès le 24 août, selon un communiqué de presse de la commission qui l’interrogera.

ATS/NXP