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SuisseDette importante pour les entreprises face au Covid-19

Le coronavirus a largement péjoré la situation économique des entreprises suisses, qui ont dû s’endetter.

L’aéroport de Genève a divulgué ses dernières émissions de dette qui ont observé une hausse au mois d’avril dernier.
L’aéroport de Genève a divulgué ses dernières émissions de dette qui ont observé une hausse au mois d’avril dernier.
Keystone

Pour faire face aux difficultés économiques liées à la pandémie de coronavirus, les entreprises suisses ont largement fait appel au marché des capitaux et levé de la dette à tour de bras, selon une étude de Credit Suisse publiée mardi.

Des sociétés ont «accru leur dette au moyen de prêts bancaires ou sur le marché des capitaux, en vue de s’assurer une liquidité suffisante et de préserver leurs opérations commerciales», a précisé la banque aux deux voiles dans son étude sur le marché suisse du crédit.

Flexibilité financière

Les niveaux d’émissions obligataires des entreprises helvétiques ont ainsi bondi en avril, a ajouté Credit Suisse, citant les récentes émissions de dette de l’aéroport de Genève et de son homologue alémanique Flughafen Zürich, ainsi que de SGS et Geberit.

D’autres, comme le groupe industriel Oerlikon, le spécialiste bernois des machines de formage et découpage Feintool ou l’équipementier automobile Autoneum, ont «tiré leurs lignes de crédit pour conserver leur flexibilité financière à des coûts limités».

Les analystes de la banque zurichoise ont rappelé que des secteurs comme l’industrie et les aéroports ont été lourdement touchés par la pandémie, tandis que des domaines plus défensifs comme les produits alimentaires et pharmaceutiques ont été plus résistants.

Des répercussions au-delà de 2021

Parmi les autres mesures prises par les sociétés pour faire face au ralentissement conjoncturel figurent également la baisse des coûts via la réduction des frais de personnel, l’ajustement des capacités de production, le rabotage des dépenses d’investissement, voire des dividendes réduits ou annulés.

«La reprise des différents secteurs et segments devrait se produire à des rythmes variés et la plupart seront confrontés aux conséquences financières de la pandémie au-delà de 2021», ont averti les analystes de la banque zurichoise.

ATS/NXP