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IrakDeux enfants morts après l’explosion d’un oléoduc

Des explosions ont visé un gazoduc et un oléoduc en Irak, faisant deux morts. Les exportations de brut ont été suspendues.

La situation cause un arrêt brutal des rentrées d’argent dans un pays où plus de 90% des recettes publiques viennent du pétrole
La situation cause un arrêt brutal des rentrées d’argent dans un pays où plus de 90% des recettes publiques viennent du pétrole
AFP

Une explosion d’origine indéterminée a visé samedi un gazoduc dans le sud de l’Irak faisant deux morts, après qu’une attaque en début de semaine contre un oléoduc a forcé la région du Kurdistan à interrompre ses exportations de pétrole, selon les autorités.

L’explosion contre un oléoduc dans la province de Mouthanna a «tué deux enfants et blessé 28 personnes», a indiqué l’agence officielle irakienne. «Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’explosion», a-t-elle ajouté, citant le gouverneur Ahmed Manfi.

Vendredi soir, le gouvernement de la région autonome du Kurdistan (nord) a annoncé dans un communiqué avoir suspendu ses exportations de brut après que des «terroristes» ont attaqué mercredi l’oléoduc traversant le Kurdistan pour rallier le port turc de Ceyhan.

Le communiqué ne précise pas si l’explosion a eu lieu sur son sol ou sur le sol turc et n’accuse aucune partie en particulier.

Interruption terrible pour l’économie

L’oléoduc construit par les Kurdes a une capacité de 600’000 barils par jour mais l’exportation du pétrole sous contrôle kurde atteint actuellement en moyenne 300’000 b/j, en raison de réductions réclamées par l’Opep. L’Irak, deuxième producteur du cartel, est l’une des économies les plus dépendantes à l’or noir du monde.

Une interruption de l’acheminement d’hydrocarbures par l’oléoduc menant à Ceyhan signifie un arrêt brutal des rentrées d’argent dans un pays où plus de 90% des recettes publiques viennent du pétrole.

Le Kurdistan irakien, de même que la Turquie, dénonce régulièrement comme une organisation «terroriste» le Parti des travailleurs kurdes (PKK, groupe rebelle de Turquie), qui a des bases dans la région autonome irakienne.

AFP/NXP