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États-UnisDeux enfants tués par balle en un week-end, colère à Chicago

Rien que le week-end dernier, 12 personnes ont été tuées à Chicago, où les jours précédant la fête nationale du 4 juillet sont les plus violents de l’année.

Beaucoup de grandes villes américaines marquées par la violence dans certains de leurs quartiers ont amélioré leur réputation depuis les années 1980 et 1990, mais à Chicago, c’est plus compliqué. (Scott Olson/Getty Images/AFP)
Beaucoup de grandes villes américaines marquées par la violence dans certains de leurs quartiers ont amélioré leur réputation depuis les années 1980 et 1990, mais à Chicago, c’est plus compliqué. (Scott Olson/Getty Images/AFP)
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La mort par balle de deux enfants en un week-end a provoqué une vague d’indignation à Chicago, la police implorant les habitants de la troisième ville des États-Unis de partager toute information utile pour faire retomber la violence.

Chicago connaît une recrudescence des fusillades à l’approche de la fête nationale, le 4 juillet, généralement la période la plus violente de l’année dans la ville —avec 12 personnes tuées rien que le week-end dernier.

Sincere Gaston, un nourrisson d’un an, a été tué par balle dans son siège auto, auprès de sa mère, qui rentrait d’une laverie automatique. Lina Nunez Anaya, une fillette de 10 ans, a été tuée chez elle. Une petite fille de 8 ans a été blessée dans des circonstances similaires.

«Par pitié, pour les enfants de Chicago, contactez-nous si vous avez la moindre information qui puisse nous aider à résoudre ces crimes», a exhorté le chef des inspecteurs de police de cette ville de près de 3 millions d’habitants, Brendan Deenihan.

«Nous devons tous être indignés par cette violence, tous», a abondé un autre responsable, David Brown, dans un poignant appel, qualifiant les auteurs des tirs de «salopards».

Il s’est engagé à sévir contre les planques de drogues —«le cœur des fusillades et des meurtres à Chicago»— ainsi qu’à faire un effort à plus long terme pour détourner les jeunes de la criminalité.

Le week-end d’avant, 106 personnes avaient été visées par des tirs, dont 14 mortellement, y compris un petit garçon de 3 ans, Mekhi James, à l’arrière d’une voiture conduite par son père.

«Nous devons tous nous demander ce que nous pouvons faire chaque jour pour protéger ces enfants», a abondé Lori Lightfoot, la maire de la ville, située aux abords du lac Michigan. «Et je ne parle pas juste des victimes. Je parle des tireurs aussi. Que pouvons-nous faire pour les toucher?» a-t-elle interrogé lors d’un point de presse.

Beaucoup d’autres grandes villes américaines marquées par la violence dans certains de leurs quartiers, comme New York et Washington, ont amélioré leur réputation depuis les années 1980 et 1990.

Mais Chicago n’y arrive pas, à l’instar d’autres villes plus petites, comme Detroit ou Baltimore.

(AFP/NXP)