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L’invitéDeux non pour dire oui à notre sécurité alimentaire

«Les mesures à prendre doivent aussi être économiquement et socialement supportables.»

19 commentaires
    agri_demain

    En tant qu'exploitant bio depuis 15 ans, je laisserai de côté les arguments erronés sur la sécurité alimentaire (le taux d'auto-approvisionnement n'a jamais été aussi élevé depuis 1 siècle, hormis durant la seconde guerre mondiale), sur les efforts de réduction de la quantité de pesticides( on divise par 2 les quantités et dans le même temps on multiplie par 4 l'efficacité). Deux exemples parmi d'autres.

    En fait ces 2 initiatives constituent une chance unique de moderniser les pratiques agricoles et de les adapter aux attentes du consommateur. Depuis que je produit du bio, je n'ai jamais pu répondre à la demande. Les deux initiatives prévoient un délai de 8 à 10 ans pour adapter les techniques culturales, ce qui est largement suffisant pour qui veut s'y atteler. par exemple, la herse étrille, permet un désherbage mécanique des cultures chez les bios, aussi efficace que les désherbants chimiques chez mes autres collègues. La lutte biologique avec les insectes prédateurs fonctionne déjà très efficacement dans les cultures et les labos mettent chaque jour au point de nouvelles techniques dans le domaine. D'ailleurs les maraîchers, sous serre, utilisent depuis longtemps les bourdons d'élevage comme pollinisateurs. L'évolution technologique (drones, robots de desherbage, etc.) ouvre des perspectives immenses dans les domaines actuellement occupés par la chimie. L'acceptation de ces deux initiatives encouragera de nombreux investissements dans ces nouvelles techniques.

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