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MorgesDeuxième vague florale à La Coquette

À deux doigts de mettre la clé sous la porte après l’annulation de la Fête de la tulipe, l’Association Morges Fleur du Léman retrouve un nouveau souffle au moment d’inaugurer les Quais du Dahlia.

Véronique Hermanjat, présidente de l’Association Morges Fleur du Léman veut  faire en sorte de donner plus de visibilité au dahlia.
Véronique Hermanjat, présidente de l’Association Morges Fleur du Léman veut faire en sorte de donner plus de visibilité au dahlia.
Jean-Guy Python

C’est une drôle d’ambiance qui a plané sur le parc de l’Indépendance durant la Fête de la tulipe 2020. Le coronavirus a décidé de jouer les trouble-fêtes, renvoyant toutes les festivités prévues pour le demi-siècle de la manifestation phare de la ville. Un goût amer que Stanley Mathey, vice-président de l’Association Morges Fleur du Léman, organisatrice de l’événement, a encore en bouche. «Si cette pandémie était arrivée un an avant ou après, tout aurait été différent, assure-t-il. Mais là, pour nos 50 ans, c’est frustrant, c’est comme si on nous avait privés de notre gâteau.» Or, au regard de la situation catastrophique dans laquelle se trouvait l’association il y a encore deux mois, les membres du comité tiennent à relativiser. «Grâce aux dons, nous sommes toujours là et nous avons de l’ambition, nous voulons aller de l’avant», assure Véronique Hermanjat, la nouvelle présidente.

Pour ce faire, elle pourra compter sur un événement qui vivait jusqu’alors dans l’ombre de sa «grande sœur», la Fête de la tulipe: les Quais du Dahlia. Car si la fleur chère à la Hollande est l’emblème du chef-lieu du district, le dahlia fait resplendir ses quais depuis 1996, de juillet à fin octobre. «Alors que l’on plante plus de 150’000 bulbes de tulipes au parc de l’Indépendance, on dénombre 2250 dahlias sur les quais», commente Stanley Mathey. Ce qui représente moins de 10% du budget de l’association. Mais après avoir failli disparaître, cette dernière a désormais la volonté de mieux communiquer et de mettre en avant ses secondes floralies.

Lien social et synergies

Une spécificité de cet événement floral – qui peut être admiré du parc de Vertou au Temple – réside dans son tissu social. Les Quais du Dahlia existent en effet grâce à l’investissement de bénévoles qui se retrouvent chaque mercredi matin pour les entretenir durant l’été. «C’était l’arrangement convenu dès le départ avec la Ville, explique Stanley Mathey. Ils nous mettaient des espaces à disposition mais, en échange, nous devions nous débrouiller pour nous en occuper. Ce qui fonctionne bien, mais nous aimerions trouver davantage de monde.»

Si la beauté de ces fleurs n’a pas grand-chose à envier à celle des tulipes, il reste du chemin à parcourir pour atteindre sa popularité et son bénéfice financier. «Nous vendons environ 15% des tubercules de dahlia à la fin de la saison, explique Véronique Hermanjat. Cette année, nous avons vendu pratiquement 100% des bulbes de tulipes, nous avons donc une belle marge de progression. Nous voulons faire en sorte de donner plus de visibilité au dahlia.»

Car le potentiel touristique est réel et des synergies sont en cours avec d’autres hauts lieux de la botanique dans le district, comme l’Arboretum d’Aubonne ou Le Jardin des iris à Vullierens. «L’idée est de dire aux amateurs de fleurs: il n’y a pas que la tulipe, allez visiter les environs, et revenez pour profiter des dahlias», conclut Véronique Hermanjat.

«L’idée est de dire aux amateurs de fleurs: il n’y a pas que la tulipe, allez visiter les environs, et revenez pour profiter des dahlias»

Véronique Hermanjat, présidente de l’Association Morges Fleur du Léman