Devenir un acteur face à l'urgence climatique
En psychologie, on appelle cela «l'effet spectateur». Un processus qui fait que plus le nombre de témoins d'une scène d'agression est important, moins ces derniers sont prêts à intervenir. Un phénomène totalement contre-intuitif qui s'explique principalement par une dilution de la responsabilité. En résumé, chacun des individus présents estime que ce sont les autres qui sont le plus à même de venir en aide. Au final, personne ne bouge pour sauver la victime.
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Cet «effet spectateur», c'est précisément ce qui est en train de se passer avec le réchauffement climatique. Combien de cris d'alarme ont-ils déjà été lancés? En novembre 2017, 15'000 scientifiques de 184 pays différents alertaient l'opinion sur l'état de la planète et la dégradation de l'environnement. Une action massive, sans précédent, dont on peine aujourd'hui à mesurer les effets tant ils sont négligeables. En Suisse aussi, les climatologues montent au créneau pour dénoncer l'attitude trop attentiste des autorités dans ce domaine. Mais ils se heurtent encore et toujours à des chamailleries de politique politicienne, quand ce n'est pas au discours hallucinant et dangereux de certains climatosceptiques.
Face à l'urgence climatique, comme il est facile de rétorquer que la Suisse est bien trop petite pour que des actions prises ici aient un véritable effet au niveau mondial. Et le simple citoyen ne vaut pas vraiment mieux. Car agir implique inévitablement des sacrifices. Ce discours est tellement arrangeant qu'il est utilisé par tous les pays qui espèrent que ce soient les autres qui bougent afin de mieux se vautrer dans cet immobilisme si confortable fait d'habitudes égoïstes.
Le problème, c'est que le réchauffement qui sévit chaque jour est implacable et que chaque degré qui augmente nous concerne tous. Les appels à l'aide qui résonnent un peu partout dans le monde aujourd'hui valent mieux que l'inaction. Car nous ne sommes pas simplement des spectateurs de cette agression climatique, nous en sommes aussi les acteurs, mais surtout les victimes potentielles.
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