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ÉditorialDonald Trump «le magnifique»

Le président des États-Unis ouvre la convention de son parti ce lundi en promettant comme en 2016 de redonner sa splendeur à l’Amérique.

Au 1312e jour de Donald Trump à la Maison-Blanche, difficile de parler du président des États-Unis sans évoquer Gatsby le magnifique, le personnage créé en 1925 par Francis Scott Fitzgerald. Dans ce classique de littérature américaine, Gatsby, un millionnaire, tente de remonter le temps pour reconquérir Daisy, une femme qu’il avait rencontrée avant de partir à la guerre.

Ce lundi, jour de l’ouverture de la convention républicaine, Donald Trump, 74 ans, va tenter de convaincre les Américains de remonter à 2016 et de lui donner une seconde chance. Pour son opération séduction, le flamboyant président va utiliser la même approche qu’il y a quatre ans, en promettant de redonner à l’Amérique sa splendeur déchue tout en tentant de faire oublier ses propres échecs.

«Les Américains épuisés par les crises semblent plus sensibles à la décence et stabilité promises par Joe Biden»

La tâche semble titanesque à l’heure où Joe Biden, 77 ans, le devance largement dans les sondages. La pandémie de coronavirus a fait plus de 170’000 morts aux États-Unis, un pays déchiré par les tensions raciales et assommé par un taux de chômage de 10,2%. Pour gagner le 3 novembre, Donald Trump va devoir réussir à combler un retard dans les sondages qu’aucun candidat avant lui n’a jamais réussi à refaire.

«Cest ainsi que nous allons, barques luttant contre un courant qui nous ramène sans cesse vers le passé», écrit Francis Scott Fitzgerald en conclusion de «Gatsby le magnifique». Donald Trump a prévu d’apparaître lors de chacune des quatre soirées de la convention républicaine pour vendre sa vision de l’Amérique ressemblant à celle de Richard Nixon. En 1968, le républicain avait été élu président en promettant la loi et l’ordre. À deux mois du scrutin, Donald Trump donne toutefois l’impression d’aller à contre-courant, car les Américains épuisés par les crises semblent plus sensibles à la décence et stabilité promises par Joe Biden.