JO 2026: Calgary se tâte, Sion ne veut pas avoir de regrets

OlympismeAlors que le dossier canadien avance doucement, Stockholm et Milan restent en lice. Frédéric Favre, ex-vice-président de la candidature valaisanne, se montre bon perdant

Frédéric Favre, alors que Sion pouvait encore croire à l'organisation des JO 2026.

Frédéric Favre, alors que Sion pouvait encore croire à l'organisation des JO 2026. Image: Keystone

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Après avoir fait mine de jeter l’éponge en raison des coûts envisagés (3,3 milliards d’euros, dont 2 à la charge des collectivités publiques), Calgary devrait maintenir sa candidature aux Jeux olympiques d’hiver 2026 – si le Conseil municipal de la ville approuve la répartition financière et si le peuple dit oui le 13 novembre prochain. Reste que la complexité du dossier canadien fait, malgré les milliers de kilomètres, écho à ce qu’a vécu Sion avant de se retirer. Et pour décrocher le graal, qui sera attribué par le CIO en juin 2019 à Lausanne, seules Stockholm et Milan sont encore aussi en lice.

Une réalité qui aurait de quoi raviver certaines blessures en Valais. «Des regrets, non, parce que nous respectons l’avis du peuple et que nous souhaitons aller de l’avant, dit Frédéric Favre, ministre des Sports valaisan et ex-vice-président de la candidature sédunoise. Cette situation me conforte en revanche dans l’idée selon laquelle notre candidature aurait eu des chances énormes voire inégalées. Donc oui, c’est dommage, car ce projet aurait pu apporter énormément à la Suisse et au Valais en particulier. Cette candidature Sion 2026 aurait aussi pu donner un nouvel élan à l’olympisme.»

Ceci dit au conditionnel passé… Si l’on se penche sur l’avenir, Frédéric Favre continue à se montrer bon perdant et souhaite du bonheur à chacun: «A titre personnel, j’aimerais bien que ce soit Calgary, dans un pays où il existe une vraie culture des sports d’hiver, explique le Conseiller d’Etat. Stockholm représente un beau pays nordique, là aussi avec des valeurs et une tradition. Avec Milan, ce sont trois belles candidatures. Que le meilleur gagne, dans l’esprit du sport.»

Même lorsqu’on évoque la possibilité d’une victoire italienne, qui pourrait donner un écho douloureux à la défaite de Sion face à Turin pour les JO 2006, Frédéric Favre se veut constructif: «Si Milan obtient ces Jeux et que cela nous fait mal, c’est que nous les voulions – donc il aurait fallu en faire plus pour les avoir. Mais de nouveau, le peuple a choisi et je respecte son choix. Il ne faut jamais être mécontent de la réussite des autres, mais s’en inspirer.»

Créé: 31.10.2018, 17h18

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