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Mesures sanitaires anti-CovidDouche écossaise sur les déplacements franco-suisses

Alors que Berne rouvre la voie vers la France, ce pays se reconfine, paralysant sa mobilité.

En mai dernier, le blindage de la frontière franco-suisse avait ému les autorités locales de part et d’autre. Ici, Antonio Hodgers, alors président du gouvernement genevois, en compagnie du maire d’Annemasse, Christian Dupessey.
En mai dernier, le blindage de la frontière franco-suisse avait ému les autorités locales de part et d’autre. Ici, Antonio Hodgers, alors président du gouvernement genevois, en compagnie du maire d’Annemasse, Christian Dupessey.
Steeve Iuncker-Gomez

Une porte qui se rouvre, une autre qui se ferme. C’est l’effet qu’ont pu avoir mercredi les annonces consécutives de Berne et Paris sur les déplacements entre la France et la Suisse. Après que la Confédération a assoupli le régime des quarantaines, le président Emmanuel Macron a instauré un nouveau confinement de l’Hexagone.

La décision fédérale tend à rouvrir largement les portes de la France aux visiteurs suisses. Le 11 septembre, Berne avait placé sur liste rouge la quasi-totalité des départements français, à l’exception des régions limitrophes (Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est) et de la Bretagne, laquelle avait rejoint la même liste le 28 septembre. Toute personne en provenance de ces lieux devait observer une quarantaine à son arrivée en Suisse. Or les critères helvétiques viennent de changer, ne laissant sur liste rouge que ceux des pays ou des régions de nations voisines où l’incidence du Covid excède celle prévalant dans la Confédération. Pour la France métropolitaine ne demeurent en liste rouge que la région parisienne et les Hauts-de-France (cinq départements du nord du pays), aux côtés de rares pays européens (Andorre, Arménie, Belgique, République tchèque).

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