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Voir un film depuis sa voitureDrive-in: histoire tenace d’un éternel fantasme «made in USA»

Le ciné-parc a vécu son plus grand succès dans les années 50. Malgré son déclin, il reste ancré dans l’imaginaire collectif. Il tentera une incursion en Suisse cet été.

Inventé par Richard M. Hollingshead, le premier drive-in ouvre dans le New Jersey, en 1933. Les voitures sont inclinées pour mieux profiter de l’écran.
Inventé par Richard M. Hollingshead, le premier drive-in ouvre dans le New Jersey, en 1933. Les voitures sont inclinées pour mieux profiter de l’écran.
Getty Images

Le drive-in, ça dit quoi? En théorie d’abord: à mi-chemin entre le salon et la salle de cinéma, le drive-in ou ciné-parc est une séance en plein air, qui se vit assis dans une voiture. Il permet de garder l’intimité (on reste confiné, malgré les vitres), seul ou à plusieurs, tout en partageant un tant soit peu la dimension collective – clé de voûte de l’expérience cinématographique. Mais plus concrètement, ça évoque quoi? Même sans jamais l’avoir testé, y penser ranime des souvenirs. Par exemple ceux des premiers émois maladroits entre Danny (John Travolta) et Sandy (Olivia Newton-John) dans «Grease» (1978), assis dans la fameuse Hell’s Chariot de 1949, devant un film en noir et blanc dont Danny n’a rien à faire, les yeux rivés sur Sandy. Dans un tout autre genre, il sert bien le frisson horrifique dans «Christine» (1983), de John Carpenter, lorsque celle-ci, une voiture Plymouth Fury démoniaque dotée d’une personnalité en plus des quatre roues, cherche jalousement à se venger de la petite amie de son propriétaire… dans un drive-in.

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