Affaire Dupont de LigonnèsDe nouvelles investigations sont menées suite à un signalement
Une femme a indiqué il y a quelques semaines avoir aperçu le fugitif au sein d’une communauté religieuse près de Besançon. Des tests ADN sont en cours.

Peut-on s’attendre à un rebondissement dans l’affaire Dupont de Ligonnès? Le procureur de la République de Besançon Étienne Manteaux a annoncé jeudi que des vérifications étaient en cours après le signalement d’une femme, lit-on dans «L’Est Républicain».
Cette dernière aurait indiqué avoir vu Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect du quintuple assassinat de ses enfants et de sa femme en 2011 à Nantes. L’homme, considéré comme le fugitif le plus recherché de France, aurait été aperçu à Montferrand-le-Château, dans le Doubs, au sein de l’ordre religieux des soeurs de Béthanie. La communauté a pour vocation d’accueillir des femmes à leur sortie de prison et d’oeuvrer à leur réinsertion. Un élément qui a poussé les enquêteurs à s’intéresser sérieusement à cette piste.
«Elle n’est pas formelle mais pense l’avoir reconnu», précise le procureur de la République. Ces éléments ont aussitôt nécessité l’ouverture d’une enquête, qui a été confiée aux gendarmes de la brigade des recherches de Besançon, indique «L’Est Républicain». Les enquêteurs ont procédé à de nombreuses auditions, mais aucune personne n’est toutefois venue corroborer ce témoignage.
Une série de vérifications est actuellement en cours. «[Les enquêteurs] ont retrouvé divers objets dont un gobelet. Il a été prélevé afin d’être analysé, indique Étienne Manteaux. Les gendarmes ont pris contact avec le juge d’instruction nantais, en charge du dossier, qui validera ou non les comparaisons ADN. À ce stade, on ne peut pas exclure formellement qu’il ne s’agisse pas de Dupont de Ligonnès. Mais rien d’autre ne vient confirmer cette piste.»
Ce n’est pas la première fois que des signalements sont effectués au sujet de Xavier Dupont de Ligonnès. En janvier 2018, une opération de police avait été menée dans un monastère du Var, dans le sud de la France, où des personnes disaient avoir reconnu le père de famille lors d’une messe. En 2019, un homme avait également été – à tort – interpellé à l’aéroport de Glasgow, en Écosse.
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