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Les 4x4 imposent une offre plus variée en parking

De plus grandes places pour se garer deviennent nécessaires, du fait du succès des tout-terrains en Suisse.

Les parkings ne sont plus à la taille des véhicules.
Les parkings ne sont plus à la taille des véhicules.
GUIRAUD LAURENT

Depuis une quinzaine d’années, le succès des véhicules de type SUV (sport utility vehicle) s’avère phénoménal en Suisse. A tel point que l’Association pour la recherche et la normalisation en matière de route et de transport (VSS) recommande une augmentation des dimensions usuelles des places de parking.

Brefs rappels. Le SUV constitue une association des caractéristiques du véhicule tout-terrain et de la voiture familiale à vocation urbaine. «Il n’existe que très peu de voitures de ce type en version deux roues motrices. Et les parts de marché des 4x4 atteignent environ 50% actuellement», indique Andreas Burgener, directeur d’Auto-Suisse, l’association regroupant des importateurs automobiles officiels.

Dans ce contexte, il a paru nécessaire à l’organisation zurichoise VSS d’adapter sa norme 640291A, portant sur les aspects géométriques des places de parking. Celle-ci datait de 2006. A l’avenir, les places de parking usuelles devraient gagner cinq centimètres en largeur et à peu près autant en longueur.

Hausse des coûts

Les recommandations de VSS n’ont certes pas force de loi. Elles servent toutefois souvent de référence à des autorités cantonales ou communales. A l’avenir, la dimension des nouvelles places de parking devrait le confirmer.

La Fondation genevoise des parkings a déjà calculé des frais accrus à prévoir. «En partant d’un coût moyen de 50 000 francs la place, dans un parking en ouvrage souterrain, une augmentation de 5 centimètres en longueur et en largeur, par place, pousserait le coût moyen de la place à 52 000 francs au minimum. Soit une majoration de 10 millions pour 5000 places de parking. Une telle hausse devrait alors être supportée par l’ensemble des usagers», prévient Emmanuelle Merle, porte-parole de la Fondation des parkings.

Cette société de droit public gère quelque 20 000 places de parkings au bout du Léman et rappelle une réalité à ne pas négliger: «Faire payer un surcoût aux conducteurs de grands véhicules est certes techniquement possible. La mise en place de zones différenciées renchérirait cependant les coûts d’exploitation et réduirait l’espace de stationnement disponible dans les ouvrages.»

A cela s’ajoute une analyse nuancée des tendances observées. «L’augmentation du nombre de SUV constatée ces dernières années ne signifie pas que cette tendance perdurera. Surtout dans les parkings publics du centre-ville. On observe en effet l’inclination de grandes villes européennes à restreindre (voire interdire selon l’âge des véhicules) l’accès au centre-ville des véhicules les plus polluants. Les SUV en font partie», rappelle Emmanuelle Merle.

Prudence vaudoise

Prudente, la Direction générale vaudoise de la mobilité et des routes préfère attendre la mise en consultation de la nouvelle norme sur les parkings de VSS avant de la commenter. Le Touring Club Suisse, pour sa part, approuve déjà «le redimensionnement adéquat et pertinent proposé par VSS».

La recommandation de VSS enchantera aussi des assureurs. Les collisions dans les parkings ont presque triplé au cours des huit dernières années et les conducteurs de SUV ont tout particulièrement participé à cette évolution, selon Allianz Suisse, citée par la SonntagsZeitung.

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