Des PME vaudoises innovantes façonnent leur croissance à venir

Sous-traitanceLe salon EPHJ-EPMT-SMT a fait étalage des technologies à même d’ouvrir d’importants marchés

La technologie robotique de Force Dimension au service d’une chirurgie peu invasive.

La technologie robotique de Force Dimension au service d’une chirurgie peu invasive. Image: JMC

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Les noms des sous-traitants n’apparaissent que rarement alors qu’ils sont souvent le moteur de l’innovation dans de nombreux produits Swiss made comme dans l’horlogerie, mais pas seulement. Au salon EPHJ-EPMT-SMT à Palexpo, la semaine dernière, de nombreuses PME vaudoises dévoilaient des nouveautés très porteuses. Les visiteurs pouvaient comprendre pourquoi celles qui parviennent à exploiter leurs innovations sont promises à une croissance élevée, bien au-delà de la bonne conjoncture actuelle.

Premier exemple: Force Dimension, à Nyon. Créée en 2001 par quatre étudiants de l’EPFL qui ont poussé leur formation dans des universités américaines, la société a beaucoup agrandi ses locaux l’an dernier afin de booster une équipe de R&D de cinq personnes (sur quinze au total), appelée à grandir sensiblement. La croissance de la société est de l’ordre de 20% par an indique François Conti, un des fondateurs et vice-président. Elle a développé une interface dotée d’une «super souris» qui reconstitue l’effet tactile d’une manipulation à partir d’images 3D.

Le principal marché de Force Dimension est la chirurgie mini-invasive, un secteur où l’entreprise a déjà vendu plus de 1000 appareils dans le monde. Sa technologie robotique permet de contrôler les instruments du chirurgien de façon virtuelle en lui faisant par exemple ressentir la coupe d’un organe. Mais l’entreprise se développe dans d’autres domaines, notamment horloger. Son prototype, proche d’être commercialisé, permet de simuler des forces mécaniques dans une montre lors de sa conception et de les adapter aux besoins.

Chez Dynatec à Préverenges (40 employés), spécialisée dans l’usinage haute précision, on mise sur le carbone, matériau aux propriétés prouvées. «On est les seuls à l’utiliser pour l’habillage de montres, relève Franco Antoniazza, CEO. Mais son potentiel est très élevé pour les pièces de mouvements et dans d’autres secteurs.»

Du côté de Lake Diamond (installée à Yverdon, mais dont activité se déploie près de l’EPFL dont elle est issue), ce sont les diamants synthétiques qui promettent d’être éternels. La start-up née en 2015 développe des applications pour la joaillerie, la microtechnique et les lasers qui utilisent les propriétés remarquables de ce matériau. (24 heures)

Créé: 18.06.2018, 11h06

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