Genève teste un service public basé sur la «blockchain»

DigitalLa délivrance en ligne de documents certifiés – une première – a été évoquée au forum CREA Digital Day.

Ils étaient 1400, vendredi, à participer au Digital Day organisé par l’école genevoise de publicité sur Internet CREA.

Ils étaient 1400, vendredi, à participer au Digital Day organisé par l’école genevoise de publicité sur Internet CREA. Image: Facebook/CREA

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Cadres de multinationales, banquiers, patrons de start-up ou étudiants, ils étaient 1400, vendredi, à participer au Digital Day organisé par l’école genevoise de publicité sur Internet CREA. Un «Digital Tag» de plus, se diront ceux ayant encore en mémoire le grand battage médiatique de la Confédération en novembre. «De notre côté, l’idée reste, depuis neuf ans, de donner une impulsion en janvier sur ce qui se passera sur l’année à venir, surtout dans le marketing digital», rétorque René Engelmann, directeur de l’institut CREA, à l’origine d’un forum auquel collabore la Fédération des entreprises romandes.

Et donc, quoi de nouveau en 2018? Oubliez le «big data», le mot à retenir est «blockchain». Le terme roule dans les conversations de la pause-café, comparé – d’un air entendu – à la «seconde révolution» de l’Internet. De quoi désespérer un peu plus les participants au Digital Day n’en saisissant pas toute la portée. Notamment ceux qui se sont échinés, en vain, à connecter leur téléphone au réseau Wi-Fi de l’événement – incapacité qui s’avérera être le fruit, non pas de leur ignorance, mais… d’une panne Swisscom.

La «blockchain», donc. Œuvre d’un informaticien de génie – son identité n’a jamais été révélée – ce système de programmation permet de réunir des milliers d’ordinateurs pour faire fonctionner un lourd système de validation. Ce dernier peut constituer le circuit nerveux central d’un système monétaire – comme le bitcoin – ou d’autres systèmes d’authentification, en théorie inviolables.

«Pour la première fois en Suisse, l’Administration genevoise expérimente un service basé sur cette technologie, pour renforcer et sécuriser la délivrance d’extraits électroniques», révèle Vincent Pignon, conseiller de l’État de Genève sur ces questions. Son équipe mène un projet pilote sur le Registre du commerce permettant de délivrer, en ligne, des actes certifiés conformes. Une application pour la Fondation des terrains industriels est aussi en train d’être lancée. «À terme, il sera possible de se passer de notaire pour vendre ou acheter un terrain, un immeuble ou des parts dans une société», esquisse, en marge du colloque, celui qui a également fondé la société WeCan. Fund.

De quoi marcher sur les brisées de Zoug, canton qui permet depuis six mois à ses concitoyens de s’identifier par une identité «blockchain» pour payer leurs impôts. «Nous travaillons sur un projet similaire», répond Vincent Pignon. Des ressources ont été dégagées pour que le bout du lac «se positionne en acteur clef de ces innovations», poursuit le spécialiste. Six personnes collaborent ainsi au Genève Lab installé au Département de l’économie et de la sécurité, sous l’impulsion de Pierre Maudet. Mais également sous la pression d’organisations internationales et de négociants de matières premières dont l’activité est en train d’être «disruptée» par cette technologie informatique, pour utiliser le langage du CREA Digital Day.

(24 heures)

Créé: 19.01.2018, 22h39

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