Il reçoit sa lettre de licenciement en prison

Volkswagen Oliver Schmidt a été condamné à sept ans de prison par un tribunal américain dans le cadre de l'affaire du «dieselgate».

Oliver Schmidt était à la tête du service de conformité réglementaire de Volkswagen aux Etats-Unis.

Oliver Schmidt était à la tête du service de conformité réglementaire de Volkswagen aux Etats-Unis. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le groupe automobile allemand Volkswagen a licencié sans préavis Oliver Schmidt, un dirigeant récemment condamné aux Etats-Unis à sept ans de prison par un tribunal américain dans le cadre de l'affaire du «dieselgate», rapporte le Bild am Sonntag.

«VW a envoyé en début de semaine à Schmidt une lettre de licenciement directement dans sa prison de Milan (Michigan)», a révélé la version dominicale du journal allemand Bild dès jeudi sur son site internet, en citant des sources au sein de l'entreprise.

«Son employeur le laisse tomber» après environ 20 ans passés dans le groupe, dénonce-t-il. Interrogé par l'AFP, Volkswagen refuse d'évoquer les cas particuliers de ses salariés et se contente d'une réponse de principe.

Il avait plaidé coupable

«De manière générale, en cas de violations de la part de salariés, et à plus forte raison dans le cas de décisions pénales, des mesures conformes au droit du travail doivent nécessairement être prises», a commenté le constructeur.

Début décembre, M. Schmidt, 48 ans, a écopé de la peine et de l'amende maximales (400'000 dollars) dans le cadre d'une procédure de plaider-coupable aux Etats-Unis.

Il avait été informé au printemps 2014 de l'existence d'un logiciel frauduleux installé sur certains véhicules diesel du constructeur allemand depuis des années, pour tromper les tests anti-pollution.

La justice américaine a estimé qu'il avait contribué à la fraude, en mentant délibérément aux autorités américaines lorsque des questions autour de la pollution réelle de ces voitures ont émergé.

«Des centaines de salariés au courant»

Le dirigeant, à la tête du service de conformité réglementaire de Volkswagen aux Etats-Unis de 2014 à mars 2015, avait été arrêté en début d'année par la police fédérale (FBI) à Miami alors qu'il terminait des vacances.

Aux Etats-Unis, Volkswagen a dû débourser plus de 22 milliards de dollars pour réparer ou racheter près de 600'000 voitures incriminées, sur les 11 millions de véhicules dans le monde équipés d'un logiciel truqueur.

Au total, sept dirigeants et ingénieurs de VW ont été inculpés aux Etats-Unis, alors qu'en Allemagne plusieurs enquêtes sont toujours en cours pour déterminer les responsabilités dans cette vaste tricherie.

«Des douzaines, si ce n'est des centaines de salariés de Volkswagen étaient au courant de la manipulation sur les émissions polluantes», affirme le Bild am Sonntag, accusant le groupe de faire «d'un seul ingénieur un bouc-émissaire mondial». (afp/nxp)

Créé: 22.12.2017, 18h30

Galerie photo

En images, le scandale Diesel des tests truqués 2

En images, le scandale Diesel des tests truqués 2 Volkswagen avait reconnu en 2015 avoir équipé 11 millions de véhicules diesel d'un logiciel truqueur. Les soupçons se sont étendus depuis à l'ensemble de l'industrie. En Suisse, une plainte collective a été déposée en septembre 2017.

Articles en relation

Prison ferme pour un cadre de Volkswagen

Etats-Unis Un ancien cadre de Volkswagen a été condamné à 7 ans de prison pour tentative de fraude et infraction à la législation environnementale. Plus...

VW connaissait l'ampleur du scandale

Dieselgate Volkswagen a reconnu le 20 septembre 2015 avoir installé des logiciels interdits sur des centaines de milliers de véhicules diesel. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 5

«Les agriculteurs sous pression et les vaches orphelines», paru le 26 mai 2018
(Image: Valott) Plus...