L'économie suisse se reprend du choc du franc fort

PIB au 2e semestre 2016La Suisse réussit à se remettre de la levée du taux de change plancher, commente le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco)

La stagnation de la consommation des ménages privés n’inquiète pas Ronald Indergand, du Seco.

La stagnation de la consommation des ménages privés n’inquiète pas Ronald Indergand, du Seco. Image: Georges Cabrera

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Qui l'aurait cru? Seulement une année et demi après le choc profond pour l'économie suisse qu'a provoqué la levée du taux de change plancher, le 15 janvier 2015, le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) parle ce mardi matin «d'une reprise économique à la suite du choc du franc fort», en publiant les chiffres au 2e trimestre du produit intérieur brut suisse (PIB).

Ronald Indergand, chef du secteur Conjoncture du Seco, poursuit en affirmant que «la reprise (conjoncturelle suisse) se passe sur un front large, les chiffres publiés ce matin montrent qu'on se situe plutôt dans le haut de la fourchette de nos attentes».

Aucun secteur en difficulté notoire

Au deuxième trimestre 2016, le PIB suisse réel, c'est-à-dire corrigé des effets des prix, des variations saisonnières et des jours ouvrables, a augmenté de 0,6% par rapport au premier trimestre 2016, et de 2,0% par rapport au 2e trimestre 2015.

Cette évolution est d'autant plus réjouissante, note le spécialiste du Seco, que du côté de la production «aucun secteur n'est en difficulté notoire».

Certes, il ne s'agit «pas d'un boom, mais d'une reprise, en partant d'une situation difficile en 2015».

Hausse des salaires plus faible

La stagnation de la consommation des ménages privés «ne m'inquiète pas outre mesure, car elle avait connu une évolution soutenue les trois premiers mois de l'année».

Du côté des éléments négatifs, qui tire vers le bas la consommation privée suisse, on peut nommer «la faible confiance des consommateurs ainsi que le solde migratoire, en baisse par rapport à 2015. Les salaires réels (compte tenu de l'évolution à la baisse ou à la hausse des prix), qui ont augmenté un peu plus faiblement cette année, peuvent également avoir joué un rôle», a encore précisé Ronald Indergand.

Créé: 06.09.2016, 11h18

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