«La Fnac recherche de nouvelles surfaces»

DistributionDirecteur de Fnac Suisse, Karim Dali pense que les magasins restent indispensables et complémentaires aux ventes en ligne.

Directeur de Fnac Suisse, Karim Dali pense que les magasins restent indispensables et complémentaires aux ventes en ligne.

Directeur de Fnac Suisse, Karim Dali pense que les magasins restent indispensables et complémentaires aux ventes en ligne. Image: Laurent Guiraud

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L’enseigne, qui vient de s’installer à Conthey, entame-t-elle une nouvelle phase d’expansion? Son directeur suisse Karim Dali répond.

Après plus d’une décennie d’un complet statu quo, Fnac se contentant de ses quatre magasins suisses (deux à Genève, un à Lausanne et un à Fribourg), voilà que le groupe d’origine française vient d’ouvrir un nouveau point de vente à Conthey en Valais. En charge de la filiale suisse depuis environ un an, Karim Dali fait le point sur ce qui s’apparente à une seconde phase d’expansion de la Fnac en Suisse.

Finalement, après autant d’années de pause, pourquoi avoir choisi le Valais pour votre reconquête du marché suisse?

Elle résulte simplement d’une opportunité survenue en fin d’année dernière suite à l’ouverture de ce nouveau centre commercial situé hors du centre-ville et bénéficiant de la superficie adéquate pour y ouvrir notre enseigne (ndlr: environ 1400 m2, soit d’une taille semblable à celle de Balexert à Genève ou celle de Fribourg).

Comprenez-vous que ce choix laisse perplexe?

La zone couverte par la Fnac de Conthey comprend tout de même quelque 130 000 habitants. A cela s’ajoute toute la clientèle hivernale des grandes stations. Mais l’essentiel est que cette enseigne répond à notre volonté de nous installer dans des zones où nous ne sommes pas encore présents.

Cette ouverture marque donc une nouvelle tentative d’expansion en Suisse?

Nous sommes effectivement à la recherche de nouvelles surfaces de vente disponibles.

Dans quelle partie du pays?

Pour le moment, l’objectif est de concentrer nos efforts sur la Suisse romande.

Après la faillite de Virgin, on pensait que vous alliez vivre un naufrage similaire, étant donné la digitalisation de plusieurs secteurs clés pour la Fnac…

Et pourtant nous sommes toujours là!

Pensez-vous avoir bénéficié également de la disparition de concurrents en France?

Sur le court terme, nous avons peut-être récupéré certains des clients de Virgin, mais, sur le long terme, ce genre d’événements n’est certainement pas un signal positif pour nos affaires.

Qu’est-ce qui a permis à la Fnac de survivre?

Elle s’explique notamment par nos efforts constants de diversification (ndlr: nouveaux espaces enfants, électroménager, téléphonie ou encore papeterie). Nous travaillons également à rendre nos magasins le plus attractif possible.

DVD, CD, jeux vidéo et maintenant les livres, le monde se digitalise de plus en plus… Y a-t-il vraiment du sens à conserver (voire même investir dans) de nouvelles surfaces de vente physiques?

Je ne pense pas que la Fnac puisse fonctionner sans ses enseignes; sans ce lien social entre clients et vendeurs ou encore cette possibilité de toucher, de tester les produits. Il n’en reste pas moins qu’il est nécessaire aujourd’hui de pouvoir proposer une offre multicanal, ce qui englobe naturellement la vente en ligne.

Pourtant, votre site Internet suisse n’est pas très attrayant…

Nous travaillons actuellement à le remettre à jour et rendre enfin possible la vente en ligne. Car après avoir cru qu’Internet allait tuer les points de ventes physiques, nous avons compris que la stratégie gagnante est en réalité d’avoir une sorte de continuum entre les magasins et la vente online.

Le commerce de détail souffre du franc fort. Est-ce également le cas pour tout ce qui touche aux produits technologiques et éditoriaux?

C’est incontestable! Nous souffrons également d’un tourisme d’achat renforcé depuis la mi-janvier. Pour compenser la baisse du trafic et conserver nos parts de marché, il nous a fallu stimuler encore plus notre politique de prix.

Votre mécanique promotionnelle est en effet de plus en plus agressive… N’affecte-t-elle pas vos marges?

La Fnac n’est pas la seule à faire des efforts. Les fabricants comme les distributeurs en font également. Quant à nos marges, nous parvenons à compenser ces promotions par des volumes de ventes plus importants.

Une grande inconnue entoure les magasins Fnac en Suisse: leur rentabilité?

Je ne peux pas répondre à votre question, car la communication financière passe par le groupe. Mais le fait que la Fnac souhaite durablement s’implanter dans le paysage Suisse romand m’apparaît comme un bon indicateur de tendance et devrait vous mettre sur la piste d’une réponse. (24 heures)

Créé: 14.09.2015, 15h33

La Fnac Suisse en chiffres

Date de création en Suisse: 2000.


Chiffre d’affaires à la fin de 2014: 130 millions de francs (150 attendus en 2015).

Bénéfice brut (au 1er semestre 2015): non communiqué.

Nombre d’employés: 300.

Nombre de magasins: cinq enseignes.

Nombre d’adhérents: 190 000 adhérents. O.W.

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