Le Terminal élargi avec succès. Moins d’attente à Cointrin

Genève AéroportL’aéroport multiplie les mesures pour accélérer les contrôles de sécurité et atténuer le stress. Reportage de fin de vacances.

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«Le week-end devrait être moins dense que le précédent entre Noël et Nouvel-An, mais ça reste une période charters chargée…», nous prévenait vendredi Taline Abdel Nour. Or la collaboratrice du Service communication de Genève Aéroport se montrait toutefois plutôt sereine: «Nous avons repoussé les murs. Cette aération devrait améliorer le confort des 127 562 passagers attendus tout au long du week-end!»

Repousser les murs? Le Terminal a effectivement été élargi de quelque 1600 mètres carrés et adapté pour accélérer les contrôles sécurité et diminuer les temps d’attente. Réalisé à cœur ouvert, sans n’avoir jamais dû fermer le bâtiment au public, ce nouvel aménagement - d’un montant d’environ 25 millions - est opérationnel depuis la mi-décembre. Et il porte visiblement ses fruits. La Tribune de Genève en a fait le constat, ce samedi à Cointrin.

«La grotte était bondée»

«Quelques congestions, mais pas de débordement à signaler», confirme un jeune étudiant, engagé comme agent de terminal pour informer et guider les passagers durant la période des charters. «Toute la grotte était bondée vers 8 heures, mais l’affluence s’est progressivement réduite», indique notre hôte, reconnaissable avec sa tenue rouge. La grotte? Encore une curieuse terminologie utilisée à Cointrin! C’est, en fait, un trajet en serpentin, adaptable selon le flux des passagers grâce à des potelets que l’on peut aisément déplacer, qui doit vous mener le plus vite possible vers le passage de la sécurité.

La soussignée a elle-même testé ladite grotte durant les fêtes. Verdict: l’angoisse première de se retrouver coincé dans une longue file d’attente est vite atténuée… car cette file avance. «Un effet de mouvement psychologiquement bénéfique sur les clients, commente Taline Abdel Nour. On évite des bouffées d’angoisse qui existent dans tout aéroport. La peur de l’avion, celle de le rater, la peur d’avoir oublié quelque chose… Dans ces cas-là, la fluidité rassure.»

Trente minutes d'attente

Pour limiter le stress à cette dense période de l’année, les voyageurs sont encouragés à se rendre à l’aéroport deux à trois heures avant leur décollage. Ce samedi, pas moins de 66 888 passagers doivent transiter par Cointrin, contre environ 40 000 en moyenne par jour. Et on en attend 60 674 dimanche, selon les estimations fournies par Genève Aéroport.

«J’ai horreur de tout ce monde», lâche, manifestement préoccupée, Laura, la vingtaine, après avoir dû patienter une trentaine de minutes pour enregistrer ses bagages. Malgré les effets positifs des diverses innovations aéroportuaires, l’importante densité de trafic a parfois généré des temps d’attente importants aux guichets d’enregistrement des compagnies aériennes. Et curieusement les appareils automatiques semblaient peu prisés. «Je n’aime pas me sentir happée par la technologie, le détestable sentiment que le passager doit se prendre totalement humain. Je préfère m’adresser à du personnel pour enregistrer mes valises», explique une quinquagénaire.

Plus besoin de sortir ses liquides...

Pour nombre de personnes, les vacances démarrent vraiment une fois le passage de la sécurité franchi. Alors là aussi, l’aéroport de Cointrin a agi. «Nous avons ajouté trois portiques, sur les 16 déjà existants, note la chargée de communication de Genève Aéroport. Cela permet de faire passer 240 personnes de plus à l’heure. Et nous projetons d’expérimenter deux autres scanners encore plus performants, les T1 Boosted, qui doivent autoriser les passagers à ne plus devoir sortir leurs liquides et autres ordinateurs.»

Mesures exceptionnelles

Des mesures exceptionnelles sont aussi prévues depuis l’an dernier en cas de flux extrême. Des Protectas peuvent plus précisément limiter l’accès aux escalators: seuls les passagers sont alors admis au niveau du passage de la sûreté. «Les accompagnants ne peuvent plus y accéder, indique Taline Abdel Nour. Les adieux doivent se faire dans le hall central.» Un obstacle qui avait provoqué son lot d’émotions, dont des agacements manifestes, parfois même des larmes, mais aussi quelques émouvants baisers langoureux, il y a tout juste un an.

L’affluence contrôlée de ce samedi n’a pas entraîné de telles déchirures humaines. (24 heures)

Créé: 06.01.2018, 17h59

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