Le bénéfice de HSBC est en hausse en 2018

BanquesLe groupe basé à Londres mais actif à travers le monde a publié un bénéfice net de plus 7,1 milliards de dollars et fait part d'un optimisme prudent.

Le groupe, qui revendique 38 millions de clients, a fait état d'un chiffre d'affaires de 27,3 milliards de dollars, en hausse de 4%.

Le groupe, qui revendique 38 millions de clients, a fait état d'un chiffre d'affaires de 27,3 milliards de dollars, en hausse de 4%. Image: Keystone

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La banque HSBC a publié lundi un bénéfice net part du groupe de 7,173 milliards de dollars (à peu près autant en francs) au premier semestre, en hausse de 2,48%, faisant part d'un «optimisme prudent» en dépit des tensions commerciales sino-américaines.

Après avoir mis en oeuvre un plan de restructuration annoncé en 2015 qui impliquait qu'il se sépare de près de 50.000 employés, le groupe basé à Londres mais actif à travers le monde et particulièrement en Asie a indiqué qu'il embauchait de nouveau afin de poursuivre plus en avant sur le chemin de la croissance.

«Nous sommes en train d'investir pour gagner de nouveaux clients, pour accroître notre part de marché et poser les fondations d'une croissance régulière des bénéfices et des rendements», a déclaré dans un communiqué le directeur général de la banque John Flint, arrivé aux commandes fin février.

Embaucher plus

Il a précisé que ces investissements, au premier semestre, avaient notamment impliqué d'«embaucher davantage d'employés en première ligne dans nos secteurs d'activité les plus forts et d'accroître nos capacités numériques sur nos marchés clé», en expliquant que le but était d'améliorer les services aux clients.

Ces résultats sont conformes aux attentes des analystes qui anticipaient une progression du bénéfice. Pour le premier semestre 2017, HSBC avait publié un bénéfice net part de groupe de 6,999 milliards de dollars. «Nous conservons un optimisme prudent quant à la croissance mondiale sur le reste de l'année», a déclaré de son côté le président du groupe Mark Tucker. «En particulier, les fondamentaux en Asie demeurent forts en dépit des inquiétudes croissantes au sujet de l'avenir du commerce international et du protectionnisme.»

Hausse des dépenses

Le groupe, qui revendique 38 millions de clients et 229'000 employés, a par ailleurs fait état d'un chiffre d'affaires sur les six premiers mois de l'année de 27,3 milliards de dollars, en hausse de 4%. Ces résultats ont été tempérés par une progression de 7% des dépenses d'exploitation à 17,5 milliards de dollars, qui reflète selon la banque les investissements dans les capacités numériques.

En début d'après-midi à la Bourse de Hong Kong, l'action HSBC se négociait 72,85 HKD, soit 55 cents en dessous de son niveau précédent l'annonce des résultats. Dickie Wong, de Kingston Securities, a estimé que les résultats avaient été favorisés par un meilleur ratio coût-efficacité et par une meilleure marge d'intérêt, alors que ses investissements l'avaient mis «en bonne forme». Embaucher davantage d'employés «de première ligne» devrait permettre de gagner de nouveaux clients, a-t-il ajouté.

Il a estimé que les tensions commerciales grandissantes entre la Chine et les Etats-Unis auraient un impact négatif «limité» sur HSBC, en raison de la bonne santé de ses activités dans la région de la «Grande Chine», nom utilisé pour désigner la zone économique englobant aussi Taïwan, Hong Kong et Macao.

Ces résultats confirment le changement de fortune du groupe et son redressement entamé en 2017 après 2016, où le bénéfice part de groupe s'était effondré de 90% à cause d'une énorme dépréciation de son activité de banque privée en Europe.

HSBC avait été ébranlée par les scandales - comme la mise en place d'un vaste système d'évasion fiscale dans sa filiale suisse HSBC Private Bank - et des résultats financiers décevants. HSBC avait annoncé en 2015 un plan de restructuration planétaire, incluant la vente de ses activités au Brésil et en Turquie, une cure d'amaigrissement qui visait à libérer des moyens afin de lui permettre de s'ancrer davantage en Asie.

En janvier, la banque britannique HSBC a écopé aux Etats-Unis de plus de 100 millions de dollars d'amende et de remboursements dans une affaire de fraude sur les changes.

La justice américaine a par ailleurs mis fin en décembre à sa surveillance renforcée sur HSBC. Fin 2012, la banque avait accepté de payer 1,92 milliard de dollars pour solder des poursuites aux Etats-Unis, où elle était accusée de complicité de blanchiment au profit de trafiquants, de terroristes et de l'Iran. L'accord prévoyait l'évaluation pour une durée de cinq ans du renforcement du dispositif anti-blanchiment de HSBC. M. Flint a annoncé en juin entre 15 et 17 milliards de dollars d'investissements dans le monde pour retrouver le chemin de la croissance. (ats/nxp)

Créé: 06.08.2018, 10h06

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