Stephan Schmidheiny gagne le procès de l’amiante à la Cour suprême de Rome

EternitL’industriel saint-gallois est acquitté d’avoir causé intentionnellement un désastre.

Des manifestants se tiennent mercredi devant la Cour suprême de Rome. Elle a cassé le jugement de la Cour d'Appel de Turin, de l'été 2013, qui condamnait Stephan Schmidheiny à 18 ans de prison et à une amende de plus de 100  millions de francs.

Des manifestants se tiennent mercredi devant la Cour suprême de Rome. Elle a cassé le jugement de la Cour d'Appel de Turin, de l'été 2013, qui condamnait Stephan Schmidheiny à 18 ans de prison et à une amende de plus de 100 millions de francs. Image: Andrew Medichini/Keystone

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Ouf. Le soulagement est palpable. Le milliardaire Stephan Schmidheiny ne devra pas passer tout le reste de ses jours en Suisse. La Cour de cassation de Rome, la plus haute et dernière instance italienne, a cassé le jugement turinois tombé il y a 15 mois. Le fameux indutriel qui avait hérité de l’entreprise Eternit de son père Max (son frère Thomas ayant repris le cimentier Holcim), n’est pas condamné à passer 18 ans en prison, ni à payer une amende de plus de 100 millions de francs.

Après avoir examiné le jugement de la Cour d’appel de Turin, les juges de la Cour suprême italienne l’ont invalidé sur la base de la Constitution et du Code pénal italien. Le Tribunal a ainsi accepté les arguments invoqués par ses avocats. Stephan Schmidheiny n’a jamais été opérationnel ni dans la direction ni dans le conseil d’administration de la société italienne Eternit SpA. Le Groupe Eternit Suisse SEG, qu’il dirigeait à l’époque, s’est avéré le principal actionnaire individuel pendant à peine une dizaine d’années sur les 80 années d’histoire de la société italienne cotée en bourse Eternit SpA. Durant cette période, le groupe SEG n’a retiré aucun bénéfice de sa participation, explique dans un communiqué sa porte-parole Elisabeth Meyerhans.

L’affaire n’est pourtant pas tout à fait réglée. «Le ministère public de Turin mène d’autres enquêtes pénales à l’encontre de Stephan Schmidheiny», précise-t-elle. Selon les indications du ministère public, le procès «Eternit bis», portant sur le décès provoqué par l’amiante des anciens salariés et riverains des usines de l’Eternit SpA depuis 2008, attend incessamment la mise en accusation officielle. La défense espère que l’Etat italien protège désormais son client contre d’autres procédures injustifiées et qu’il clôture toutes celles en cours». (TDG)

Créé: 19.11.2014, 21h56

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