Une firme vaudoise lève 104 millions de francs

Financement Depuis sa fondation en 2012, ADC Therapeutics continue de convaincre des investisseurs.

La société vaudoise ADC Therapeutics a réussi à lever plus de 100 millions de francs.

La société vaudoise ADC Therapeutics a réussi à lever plus de 100 millions de francs. Image: DR

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La firme vaudoise ADC (Antibody Drug Conjugates) Therapeutics vient de lever 105 millions de dollars (104 millions de francs) sous la forme d’un placement privé. La société spécialisée dans les anticorps oncologiques est donc parvenue à convaincre des investisseurs.

Il s’agit notamment d’Auven Therapeutics Management, spécialiste en investissements dans les sociétés non cotées (private equity), et le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca. Un family office zougois a aussi misé une partie de ses fonds sur cette entreprise domiciliée sur le Biopôle d’Epalinges.

«Ce financement doit nous permettre d’accélérer le développement de nos produits», indique Chris Martin, le président du directoire d’ADC Therapeutics. Parmi les plus prometteurs figurent l’ADCT-301 et l’ADCT-402, agissant contre certains types de lymphomes et la leucémie. Ils se trouvent actuellement en phase I d’essais cliniques.

Sur le marché avant 2020

Dans leur jargon, les spécialistes évoquent «des composés médicamenteux ciblés, associant des anticorps monoclonaux à des missiles puissants basés sur la pyrrolobenzodiazépine (PBD)». Tenant compte de la cadence atteinte dans l’élaboration et la mise à l’épreuve de ces substances, Chris Martin espère mettre les premiers médicaments sur le marché avant 2020. Ces perspectives ont déjà permis à ADC Therapeutics de lever 80 millions de dollars en septembre 2015. Et en tout, depuis la fondation de la start-up par quatre vétérans de la pharma en 2012, le pactole s’élève à 255 millions de dollars.

Cette évolution met en lumière les forces d’innovation en action dans le canton de Vaud et de coopération sur l’ensemble de l’arc lémanique. Nexthink, émanation de l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) fondée en 2004, a ainsi réussi en avril dernier une levée de fonds de 40 millions de dollars auprès du seul fonds de capital-risque genevois Highland Europe.

Spécialisée dans les solutions d’analyse de systèmes informatiques, Nexthink prévoit de développer ses activités outre-Atlantique. Une entrée au Nasdaq est même attendue d’ici à cinq ans. L’entreprise emploie actuellement quelque 220 personnes, dont plus d’une centaine à Lausanne.

Les failles du système

Les intérêts de l’innovation et du financement ne coïncident cependant pas tous les jours en Suisse. Deux exemples récents le démontrent. A commencer par celui de G-Therapeutics. Cette société domiciliée dans la capitale vaudoise a élaboré de nouveaux traitements pour les personnes paraplégiques. Son fondateur, Grégoire Courtine, professeur à l’EPFL et vedette très prisée des médias américains, est considéré comme un chercheur incontournable dans le domaine de la neuroréhabilitation. Il n’a toutefois pas trouvé de capitaux en Suisse pour financer les projets de son entreprise.

G-Therapeutics a finalement bénéficié d’un financement à hauteur de 36 millions d’euros (39 millions de francs) en avril dernier. La société a décroché cette somme aux Pays-Bas: 26 millions provenant de fonds privés et 10 millions du gouvernement, sous la forme d’un prêt à l’innovation.

Le cas de Biocartis reste aussi dans les mémoires. Cette entreprise lausannoise avait conçu une plate-forme de diagnostic moléculaire. Puis son fondateur, Rudi Pauwels, a succombé aux propositions de soutien du gouvernement belge, deux ans après la fondation de Biocartis SA en 2007. La firme est aujourd’hui cotée à la Bourse de Bruxelles. Elle emploierait environ 200 collaborateurs.

(24 heures)

Créé: 18.10.2016, 20h53

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