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SuisseABB absorbe le choc des malversations à Séoul

Grâce à son assurance, le géant zurichois de l'électronique corrige sa charge avant impôts relative à ces irrégularités à 73 millions au lieu des 100 millions attendus.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Keystone

L'impact financier des malversations et des détournements découverts dans la filiale sud-coréenne d'ABB se révèle moins fort que prévu. Attendue à quelque 100 millions de dollars, la charge avant impôts relative à ces irrégularités s'est limitée à 73 millions, compte tenu de la couverture d'assurance de 30 millions du géant zurichois de l'électrotechnique.

A la lumière de l'ajustement, l'exercice 2016, sur les comptes duquel ont été passées les charges, boucle sur un bénéfice net de 1,899 milliard de dollars (1,9 milliard de francs), soit 1,8% de moins qu'en 2015, précise le groupe sis à Zurich dans la version électronique de son rapport annuel 2016 mise en ligne lundi.

Lors de la présentation de sa performance annuelle le 8 février dernier, ABB avait annoncé un bénéfice net de 1,963 milliard de dollars, un montant supérieur de 2% au résultat dégagé en 2015. Le résultat net du 4e trimestre 2016 a également été ajusté de l'impact des irrégularités, ressortant désormais à 425 millions, contre 489 millions auparavant.

En dépit de l'ajustement, la performance réalisée entre octobre et décembre 2016 ressort en forte hausse, le bénéfice net ayant plus que doublé au regard des 204 millions de dollars dégagés un an auparavant. ABB précise que les versions traduites et imprimées de son rapport annuel 2016 seront disponibles plus tard ce mois. A l'origine, leur publication était prévue pour le 16 mars.

Pas de prévisions chiffrées

Dans son rapport annuel en ligne, le groupe aux quelque 132'000 salariés dans le monde ne délivre toujours pas d'objectifs chiffrés pour l'exercice en cours. A l'image de la présentation de sa performance 2016, ABB se limite à évoquer la persistance des incertitudes géopolitiques.

Devant la presse le 8 février dernier, le directeur général du groupe, Ulrich Spiesshofer avait précisé que 2017, tout comme 2016, représentera un exercice de transition.

L'Allemand n'avait pas exclu un retour à une politique d'acquisitions, même si pour l'heure le prix à payer pour d'éventuelles cibles demeure élevé dans certains secteurs.

Pour mémoire, ABB avait annoncé le 22 février dernier la découverte de malversations et de détournements de fonds «sophistiqués» et d'une ampleur considérable dans sa filiale sud-coréenne. Le trésorier de cette unité est soupçonné d'avoir falsifié des documents et d'avoir collaboré avec des tiers pour soustraire de l'argent de l'entreprise.

Enquêtes en cours

ABB a découvert les irrégularités, après la disparition du responsable le 7 février dernier. Le groupe a ouvert une enquête impliquant des experts indépendants spécialisés en criminalistique et dans le domaine juridique. Il coopère avec les autorités judiciaires ainsi qu'avec la police locale et Interpol.

Présent dans plus de cent pays, ABB a déjà dû par le passé faire face à des irrégularités. Le groupe basé à Zurich rappelle sa politique de tolérance zéro envers les comportements non conformes à l'éthique.

ats

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