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IndustrieABB annonce un bénéfice en hausse malgré le dollar fort

Le groupe électrotechnique zurichois ABB a accru son bénéfice net au premier trimestre de 4% sur un an à 538,8 millions de francs, malgré un recul sensible du chiffre d'affaires.

Les prix des hydrocarbures et les taux de change continuent d'influencer les résultats du groupe ABB.
Les prix des hydrocarbures et les taux de change continuent d'influencer les résultats du groupe ABB.
ARCHIVES, Keystone

Dans un marché global mitigé, ABB a accru son bénéfice net de 4% sur un an à 564 millions de dollars (538,8 millions de francs) au premier trimestre 2015. Grevé par l'appréciation du billet vert, le chiffre d'affaires du géant électrotechnique zurichois a reculé de 10% à 8,56 milliards. Le groupe prévoit des mesures.

Hors effets monétaires et acquisitions, les ventes ont progressé de 3%, grâce à un solide carnet de commandes, a indiqué ABB ce mercredi 29 avril. Le renchérissement du dollar a amputé de 10% le chiffre d'affaires. Les désinvestissements ont aussi eu un impact négatif de 3%.

Dans les domaines clés - services aux collectivités, industrie, transports et infrastructures - la demande reflète les difficultés sur la plupart des marchés. Le secteur pétrolier et gazier a réduit ses dépenses, chute du prix du pétrole oblige. Dans l'industrie automobile et alimentaire, ainsi que dans la branche maritime et ferroviaire, la demande a progressé.

Compte tenu des effets de change, les nouveaux ordres ont stagné à 10,4 milliards de dollars d'un exercice à l'autre. Sur une base comparable, ils sont en hausse de 15%. Les grosses commandes ont plus que doublé sur le trimestre, portées par le segment des installations énergétiques (Power Systems) et celui de l'automatisation des processus industriels (Process Automation).

L'action tergiverse

Le résultat d'exploitation brut (EBITA) a diminué de 9% à 949 millions de dollars, impact monétaire de -10% inclus. A données comparables, il s'est rehaussé de 5%, avec une marge stable de 11,1% (11%). La retenue du secteur pétrolier et le ralentissement en Russie ont neutralisé les progrès réalisés dans Power Systems, explique ABB.

A la Bourse suisse, l'action du groupe zurichois oscillait dès l'ouverture, après des résultats au-delà des anticipations, EBITA excepté. Vers 13h00, le titre gagnait 0,24% à 21,13 francs, avec l'indice des valeurs vedettes (SMI) légèrement dans le rouge.

Dans le détail, les commandes ont globalement augmenté dans les trois zones - l'Europe, les Amériques ainsi que l'AMEA (Asie, Moyen-Orient et Afrique. Les ordres de base (moins de 15 millions de dollars) ont faibli en Europe et en AMEA, mais crû aux États-Unis et au Canada.

Les entrées de commandes, exprimées en monnaies locales et à périmètre constant, se sont étoffées dans toutes les divisions, sauf Discrete Automation and Motion (solutions d'automation et de déplacement). Elles ont décollé de 90% pour Power Systems, à 2,4 milliards de dollars.

Toujours à données comparables, les ventes se sont aussi améliorées pour Power Systems, Power Products (transformateurs et interrupteurs) et Discrete Automation and Motion. Mais elles ont reflué dans l'activité d'automatisation des processus et celle des produits pour courant à faible voltage (Low Voltage Products).

Frais de restructurations

ABB reste réservé quant à la suite de l'exercice. Face à la force du dollar et à la demande en berne sur le marché des hydrocarbures, le groupe envisage des mesures, a indiqué en conférence téléphonique le directeur général, Ulrich Spiesshofer. Il table sur des frais de restructuration entre 250 et 300 millions de dollars cette année.

«En cas de nouvelle dégradation sur certains segments, comme celui du pétrole et du gaz, nous devrons réagir pour protéger les marges», a dit l'Allemand, sans donner de détails. Depuis le début de l'année, des initiatives supplémentaires ont été concrétisées pour réduire les coûts structurels.

Le groupe a notamment lancé un nouveau modèle de rémunération. Il attend aussi des «économies substantielles» grâce aux accords à long terme qu'il vient de conclure pour ses infrastructures IT avec IBM, l'indien Wipro et British Telecom.

ats

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