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L'accès à la propriété est toujours plus difficile

Les prix de l'immobilier ont tellement grimpé ces dernières années en Suisse que même ceux qui gagnent bien leur vie ont de la peine à s'acheter un bien.

Mis à part la région zurichoise et Bâle en Suisse alémanique, c'est surtout la Suisse romande qui souffre de hausses massives dans l'immobilier depuis 10 ans.
Mis à part la région zurichoise et Bâle en Suisse alémanique, c'est surtout la Suisse romande qui souffre de hausses massives dans l'immobilier depuis 10 ans.
Keystone

La Suisse est un pays de locataires et seul 40% de ses résidents possèdent leur propre logement. Ce taux est le plus bas de toute l'Europe, rappelle d'emblée le Blickmercredi. Et le journal l'explique via la flambée des prix de l'immobilier. Jamais ils n'ont été si élevés, et pas seulement en ville, mais aussi depuis quelques années dans les campagnes, souligne-t-il.

Carte à l'appui, le Blicka comparé les prix moyens actuels avec ceux d'il y a 10 ans en Suisse. Sans surprise, c'est à Zurich qu'ils ont le plus augmenté, avec une hausse de 74%. Juste derrière, la Côte et la Riviera vaudoises, ainsi que la région lausannoise (+64%), ainsi que le Nord vaudois qui enregistre une augmentation des prix de plus de 60% depuis 2007.

Suisse romande très touchée

Mis à part la région zurichoise et Bâle en Suisse alémanique, c'est surtout la Suisse romande qui souffre de hausses massives dans l'immobilier depuis 10 ans, selon le journal. En effet, Genève (+59%), le bas du canton de Neuchâtel, l'agglomération fribourgeoise ainsi que le Valais romand et Sion (+56%) enregistrent des augmentations comprises entre 50 et 60%. Même le Jura et le reste du canton de Fribourg notent des hausses conséquences comprises entre 35 et 40%.

Le Blicka également pointé les hausses dans l'immobilier ces 5 dernières années. Demi-surprise: en Suisse romande, cette fois, c'est l'agglomération neuchâteloise, le Chablais valaisan et la Broye fribourgeoise qui enregistrent les plus fortes hausses (plus de 17,5%). En Suisse allemande, ce sont surtout les agglomération des grandes villes (Zurich, Lucerne et le lac des quatre-cantons, Bâle et St-Gall) qui sont les plus touchées avec des hausses de plus de 20%. L'augmentation n'est que de 5% à Genève et de 16% à Lausanne.

Dur même pour les bons salaires

Corollaire de cette flambée des prix: même ceux qui gagnent bien leur vie ont de la peine à s'acheter un bien, selon le Blick. Ou alors ils doivent se contenter d'un logement plus petit. Ainsi, la personne qui gagne 120'000 francs par année et peut mettre 150'000 francs de fonds propres pour son futur bien ne peut s'offrir aujourd'hui qu'un 50 m2 à Genève, alors qu'en 2000 elle pouvait rêver d'un 120 m2, soit 70m2 de plus.

Avec le même argent, un Valaisan pouvait s'offrir près de 190 m2 à Sion en 2000. Aujourd'hui, il ne peut acheter pour ce prix plus que 120m2. A l'opposé, toujours pour la même somme de départ, il est possible de s'offrir 155 m2 aujourd'hui à La Chaux-de-Fonds, soit une perte de seulement 20 m2 par rapport à il y a 17 ans.

Quant aux prix des hypothèques, ils font désormais grimacer la plupart des Suisses. Ainsi pour financer une hypothèque de 1 million de francs, il faut aujourd'hui disposer de revenus annuels d'au moins 180'000 francs. Des revenus dont 93% des Suisses ne possèdent aujourd'hui pas.

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