Accord à 143,7 millions d'euros entre Courbit et Bettencourt

FranceStéphane Courbit va restituer la fortune investie par Liliane Bettencourt contre le retrait de la constitution de partie civile de la famille de cette dernière.

La justice reproche à Stéphane Courbit d'avoir obtenu de l'héritière de L'Oréal en état de faiblesse un investissement massif dans sa holding Lov Group Industrie.

La justice reproche à Stéphane Courbit d'avoir obtenu de l'héritière de L'Oréal en état de faiblesse un investissement massif dans sa holding Lov Group Industrie. Image: AFP

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Stéphane Courbit a signé vendredi 23 janvier un accord de restitution des 143,7 millions d'euros (141 millions de francs) investis par Liliane Bettencourt contre le retrait de la constitution de partie civile de la famille Bettencourt. L'homme d'affaires comparaîtra néanmoins au procès qui s'ouvrira lundi à Bordeaux.

L'accord a été trouvé à deux jours de l'ouverture de ce procès concernant les éventuels abus de faiblesse dont aurait été victime la milliardaire âgée aujourd'hui de 92 ans. Dix personnes dont Stéphane Courbit comparaîtront devant les juges du tribunal de Bordeaux durant cinq semaines.

Etat de faiblesse

Il est reproché au chef d'entreprise d'avoir obtenu de l'héritière de L'Oréal en état de faiblesse cet investissement dans sa holding Lov Group Industrie (électricité, paris en ligne, audiovisuel).

Au terme de ce «protocole transactionnel», la famille Bettencourt et Stéphane Courbit «ont mis un terme au différend qui les opposait, suite à l'investissement réalisé de Liliane Bettencourt dans le groupe», et l'héritière de L'Oréal «sort intégralement du capital de Lov Group Industrie», indiquent dans un communiqué conjoint les deux parties.

Acte de «paix»

En conséquence de cet accord, «nous retirons notre constitution de partie civile» contre Stéphane Courbit et «nous informerons le tribunal dès lundi de la réalisation de cet accord», a précisé à Me Benoit Ducos-Ader, un des avocats bordelais de la milliardaire.

Cet acte de «paix» juridique entre les Bettencourt et Stéphane Courbit ne change toutefois rien à ce stade à l'action publique et aux poursuites contre l'homme d'affaires. (ats/nxp)

Créé: 23.01.2015, 23h57

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