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Tourisme d'achatAchats à l'étranger: Suisses prêts à faire 70 km

Les consommateurs helvétiques roulent en moyenne 69 kilomètres pour faire des affaires dans les enseignes étrangères, soit 55 kilomètres de plus que pour des achats locaux.

Les Suisses peuvent rouler une heure de plus en moyenne pour faire des achats en euro.
Les Suisses peuvent rouler une heure de plus en moyenne pour faire des achats en euro.
Keystone

Les Suisses n'ont pas peur de se déplacer pour effectuer leurs emplettes à l'étranger. Ils sont prêts à faire une heure de trajet supplémentaire pour se rendre dans un magasin hors du territoire helvétique, démontre une étude de Credit Suisse.

Se référant aux chiffres du «Microrecensement mobilité et transports» établis par l'Office fédéral de la statistique (OFS), les économistes de Credit Suisse ont remarqué que les consommateurs helvétiques couvraient une distance moyenne de 14 kilomètres aller-retour pour leurs achats en Suisse, contre 69 kilomètres pour un trajet transfrontalier.

«Les Suisses vont donc en moyenne 55 kilomètres plus loin pour leurs achats à l'étranger, ce qui équivaut à une heure de transport supplémentaire», a relevé Sara Carnazzi Weber, responsable d'analyse sectorielle pour Credit Suisse.

Rentable dès 274 francs par voiture

En tenant compte du coût d'un tel trajet et de la différence de prix entre la Suisse et l'étranger (calculés en 2015), les experts de la banque ont conclu qu'un déplacement hors des frontières devenait rentable dès que la dépense excédait 274 francs par voiture, ou 105 francs par personne.

«Ces chiffres ont toutefois été obtenus à partir de données de 2015, lorsque le franc était à son plus fort face à l'euro», a prévenu Mme Carnazzi Weber. Depuis, l'écart entre les prix s'est réduit. «Pour qu'il soit rentable, le montant d'achat moyen à l'étranger a augmenté de 21% par rapport à 2015», a-t-elle remarqué.

Lieu de résidence décisif

L'analyste a aussi rappelé qu'il s'agissait d'une moyenne suisse, le lieu de résidence étant décisif pour faire des économies. «Un trajet sera beaucoup plus rentable si l'on fait Genève - Annemasse plutôt que Fribourg - Pontarlier», a-t-elle relevé.

ats

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