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Les agences du Credit Suisse perdent en attrait

L'établissement prévoit toujours de supprimer de 10% de ses 17'000 sites. Deux tiers du processus sont déjà achevés.

Thomas Gottstein, chef de l'unité helvétique du Credit Suisse, valide la stratégie de réduire les succursales.
Thomas Gottstein, chef de l'unité helvétique du Credit Suisse, valide la stratégie de réduire les succursales.
Keystone

Les clients réalisent toujours plus leurs opérations bancaires sur des canaux numériques. Credit Suisse ressent cette évolution. Pour Thomas Gottstein, responsable de l'unité helvétique de l'établissement, la fréquentation annuelle dans les agences recule de 5 à 8%.

Pour le moment, Credit Suisse ne compte pas fermer beaucoup de succursales. Au contraire, la banque veut agir de façon modeste. «Nous voulons rester présents dans les régions», déclare mardi Thomas Gottstein dans une interview à la Basler Zeitung.

Mais le secteur fait face à un comportement en constante évolution de la part de la clientèle. Il est donc difficile de fournir des réponses sûres concernant la fermeture d'agences à plus long terme.

Pour le directeur de Credit Suisse (Suisse), la réduction de voilure de la banque universelle helvétique est sur la bonne voie. En 2015, l'institut bancaire a annoncé que près de 10% des 17'000 sites étaient touchés par cette restructuration. Selon Thomas Gottstein, deux tiers du processus sont achevés. Le but est de gagner 3% d'efficacité chaque année, ce qui correspond à des économies nettes d'environ 100 millions de francs par an.

Entrée en Bourse avortée

Revenant sur l'entrée en Bourse (IPO) avortée de l'entité helvétique de l'établissement financier, Thomas Gottstein souligne que ce projet a entraîné relativement peu de dépenses supplémentaires. La banque voulait à l'origine, via cette opération, lever de nouveaux capitaux. Mais suite à un accord avec les autorités américaines concernant un différend hypothécaire, elle a changé ses plans et opté pour une augmentation de capital.

«Dans tous les cas de figure, nous avions à mettre en place de nombreuses mesures préparatoires, comme la création de Credit Suisse Suisse», ajoute Thomas Gottstein. La mise sur pied d'une unité helvétique a été rendue nécessaire par la réglementation sur les banques trop grandes pour faire faillite («too big to fail»). Ces règles doivent assurer le bon fonctionnement des activités les plus importantes d'un établissement financier même en période de crise, alors que d'autres unités peuvent se trouver dans une situation difficile.

Les équipes qui ont oeuvré à l'entrée en Bourse de l'entité helvétique de Credit Suisse ont d'abord dû digérer le fait que cette IPO ne se fera pas. Mais après discussions, elles ont compris que cette décision faisait sens. Ce sujet n'est plus à l'ordre du jour ni à l'interne ni à l'externe, précise Thomas Gottstein.

(ats)

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