Airbus supprimera 1164 postes

AviationLa direction avance qu'elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence avec son rival Boeing.

Le groupe prévoit de créer 230 postes liés à de nouvelles compétences pour assurer la transformation numérique du groupe.

Le groupe prévoit de créer 230 postes liés à de nouvelles compétences pour assurer la transformation numérique du groupe. Image: Reuters

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La direction d'Airbus a annoncé mardi la suppression de 1164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

«L'impact social du plan Gemini représente 1164 positions», a déclaré à l'AFP Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, «un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés essentiellement vers Toulouse», a-t-il précisé en les chiffrant à 325.

«Opération de restructuration»

Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse. Mais «tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat», a affirmé Thierry Baril. «Si nous n'y parvenons pas, nous serons obligés ensuite de rentrer dans des licenciements économiques contraints, ce qui n'a jamais été le cas dans le passé car nous avons toujours trouvé des solutions», a-t-il cependant ajouté.

«C'est une opération de restructuration, nous allons proposer un plan social qui comportera dans un premier temps des mesures volontaires», a-t-il déclaré. «Si début 2018, nous devions constater que ces mesures volontaires accompagnées ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints», a précisé Thierry Baril.

Plus de 230 postes créés

Le groupe prévoit de plus de créer 230 postes liés à de nouvelles compétences pour assurer la transformation numérique du groupe. Ces mesures, annoncées lors d'un comité de groupe européen au siège d'Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la «fermeture» du site de Suresnes, selon les syndicats.

«La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 mobilités de Suresnes vers Toulouse», a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

A Suresnes, l'activité de recherche est supprimée et seuls une dizaine d'emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de «fermeture» du site historique.

Les suppressions n'impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où au contraire devraient être transférés de nombreux postes.

«Diminuer la «bureaucratie»»

Pour le responsable FO, «la direction a semblé être très attentive au traitement social, il va y avoir un ensemble de mesures comme des retraites anticipées, des reclassements, de la mobilité».

«On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale», a-t-il ajouté en référence au fait que jusqu'ici aucun plan de suppressions de postes mis en oeuvre chez Airbus ne s'est traduit par des licenciements secs. «On suspecte la direction de vouloir faire des économies», a-t-il toutefois souligné.

«La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L'entreprise dit qu'elle veut diminuer la «bureaucratie», mais ses salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette «bureaucratie»», a-t-il insisté.

«Logique financière»

Les syndicats ont dit douter du bien-fondé de la réorganisation du groupe, y voyant plutôt une «logique financière». Le groupe est en effet à la tête d'un carnet de commandes record de près de 1000 milliards d'euros, soit 8 à 10 ans de production, soulignent les organisations syndicales. Airbus emploie près de 140'000 personnes dans le monde, et 54'000 en France.

La direction avance qu'elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d'avionneurs chinois.

«Plus le nombre de postes impactés restera conséquent, plus la facture sociale sera lourde, plus la direction devra mettre «la main au portefeuille»», a de son côté réagi le syndicat CFE-CGC dans un communiqué. (afp/nxp)

Créé: 29.11.2016, 14h54

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