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Alitalia serait à nouveau au bord du gouffre

La compagnie italienne, déjà au bord de la faillite en 2008, perdrait près de 630'000 euros par jour, selon la presse. Elle pourrait passer dans les mains d'Air France.

Alitalia a achevé le premier semestre 2012 sur une perte nette de 201 millions d’euros.
Alitalia a achevé le premier semestre 2012 sur une perte nette de 201 millions d’euros.
Keystone

La compagnie aérienne italienne Alitalia serait de nouveau au bord du gouffre et perdrait 630'000 euros par jour, à ajouter aux 730 millions d’euros de déficit accumulés en quatre ans de gestion privée, selon une enquête publiée vendredi par le quotidien La Repubblica.

Une situation d’autant plus préoccupante, selon le journal de gauche, que le pacte liant les actionnaires arrive à échéance le 12 janvier 2013, date à laquelle chacun sera libre de vendre son paquet d’actions.

Deux solutions s’offriraient alors la compagnie nationale: une renationalisation ou "une cession à prix d’ami à Air France, qui en 2008 avait mis sur la table 2,5 milliards d’euros pour prendre en main la compagnie".

Alors que le plan "Fenice" (Phénix) rédigé par Banca Intesa et le groupe d’entrepreneurs italiens emmenés par Roberto Colaninno prévoyait un retour à un bénéfice d’exploitation en 2011, "la chimère du bénéfice d’exploitation a été renvoyée à 2014", note le quotidien.

Grosses pertes

De juin à septembre, Alitalia a perdu 173 millions, soit 150 millions de plus qu’en 2011. "Sur les 1,16 milliard d’euros versés par les actionnaires début 2009 (323 par Air France, 827 par le groupe d’entrepreneurs italiens), il reste environ 400 millions", note le journal, et une "recapitalisation" apparaît nécessaire.

Selon La Repubblica, Air France-KLM, qui détient 25% d’Alitalia, étudie de loin la situation et a confié un mandat en ce sens à la banque Lazard: "Air France a le temps pour elle et ne veut pas surpayer".

Patate chaude

Alitalia "sera une des premières patates chaudes sur la table du nouveau gouvernement", poursuit-il, alors que le Parti démocrate (PD, principal parti de gauche) a déjà dénoncé vendredi "l’effet des choix irresponsables de (Silvio) Berlusconi et de ses caprices qui firent échouer la vente à Air France". Alitalia n’était pas joignable vendredi dans l’immédiat pour commentaire.

Alitalia a achevé le premier semestre 2012 sur une perte nette de 201 millions d’euros sous l’effet de la hausse des prix du carburant, de la crise européenne et de la baisse de l’euro face au dollar, mais avait assuré en juillet que "le pire (était) passé".

Alitalia, au bord de la faillite en 2008, avait été reprise par une alliance de grands patrons italiens et fusionnée avec Air One, la deuxième compagnie de la péninsule.

(AFP)

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