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Alpiq réduit sa perte nette au premier semestre

Le groupe a bouclé les six premiers mois 2016 sur un déficit de 2 millions, contre une perte de 886 millions l'an dernier.

Keystone

Le No 1 suisse de l'énergie a quasiment retrouvé l'équilibre financier au premier semestre 2016, malgré un contexte de marché toujours difficile. Poursuivant son recentrage, le fournisseur et producteur d'électricité a fortement réduit sa perte nette, celle-ci se contractant de 886 à 2 millions de francs.

Hors effets exceptionnels, à savoir des dépréciations, provisions et éléments liés aux cessions portant sur l'exercice en cours ainsi que celui de l'an passé, Alpiq a renoué avec les profits, engrangeant un bénéfice net de 41 millions de francs, précise vendredi l'entreprise valdo-soleuroise établie à Lausanne. Cette dernière avait bouclé le 1e semestre 2015 sur une perte avant exceptionnels de 52 millions.

Comme attendu, le chiffre d'affaires net s'est une nouvelle fois contracté dans un contexte de faiblesse durable des prix de gros de l'électricité. En l'espace d'un an, les revenus ont fléchi de 8,6% à 3,02 milliards de francs.

A l'image des autres acteurs majeurs du secteur, comme le zurichois Axpo, Alpiq doit composer depuis plusieurs années avec un prix du courant en fort repli. Lié au subventionnement de l'énergie éolienne en Allemagne, le phénomène a gagné en ampleur avec le jaillissement du franc fort consécutif à l'abandon du taux plancher l'an passé.

«Solide» performance

Reste qu'Alpiq estime avoir réalisé en cette première partie d'année une performance opérationnelle «solide». L'excédent brut d'exploitation (EBITDA) s'est hissé à 473 millions de francs, contre une perte de 14 millions à fin juin 2015. Hors exceptionnels, il s'est inscrit à 239 millions, contre 234 millions une année auparavant.

Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) s'est aussi inscrit dans le noir, à hauteur de 168 millions de francs, contre une perte de 458 millions un an auparavant. Alpiq attribue l'embellie aux mesures structurelles mises en oeuvre depuis plusieurs années - notamment les cessions d'actifs ne correspondant plus à la stratégie - ainsi qu'à une stricte gestion des coûts.

La performance reflète aussi l'évolution favorable de l'unité Commerce & Trading. Spécialisée dans le négoce international d'énergie et les services dits d'origination, soit l'achat et la vente de courant pour le compte de tiers, la division a tiré profit de la volatilité des prix.

La division Energy Services, pour laquelle Alpiq a récemment multiplié les acquisitions, a aussi généré un résultat semestriel supérieur à celui de l'an passé. Pour ce secteur, le groupe note entre autres avoir conclu des mandats en vue de fournir des solutions complètes dans les techniques du bâtiment.

Production suisse sous pression

Les activités liées aux transports ont, elles, bénéficié du bon déroulement des grands projets, comme le tunnel de base du Gothard. Dans ce domaine, Alpiq mentionne encore l'obtention de nouvelles commandes, avec notamment le projet de technique ferroviaire CEVA à Genève.

Le résultat financier a tiré profit de la baisse des charges d'intérêts, à la faveur d'une nouvelle réduction de l'endettement et d'effets de change. La dette nette a été ramenée à 1,2 milliard de francs, par rapport aux 1,3 milliard affichés en juin 2015, conséquence des désinvestissements et d'afflux issus des activités d'exploitation.

En revanche, le secteur Generation, soit celui des activités principales de production en Suisse et à l'étranger, a clôturé le premier semestre sur un résultat inférieur à celui de l'an dernier. La production helvétique issue de l'hydraulique et du nucléaire a continué de souffrir de prix de gros inférieurs aux coûts de revient.

Alpiq ajoute aussi souffrir de taxes publiques élevées. Alors que les négociations entre les cantons et les entreprises électriques portant sur la nouvelle redevance hydraulique ont échoué, le groupe juge les «conditions cadres réglementaires discriminatoires pour les producteurs d'électricité qui opèrent sur le marché libéralisé et ne disposent pas d'un réseau réglementé ni de clients finaux dans le marché de monopole».

Rentabilité attendue en baisse

Evoquant la cession annoncée en mars d'au maximum 49% de ses installations hydrauliques, Alpiq affirme que l'opération se déroule conformément aux prévisions. Alors qu'une vingtaine d'intéressés ont présenté une offre, le processus d'examen des comptes (due-diligence) a débuté ce mois. Les autres désinvestissements sont aussi en bonne voie.

Au titre de l'année 2016 dans son intégralité, Alpiq table sur un EBITDA avant exceptionnels inférieur aux 480 millions de francs affichés en 2015. Le groupe se donne comme priorités la réduction de l'endettement net à moins d'un milliard et de sa dépendance aux prix de gros.

(ats)

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