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AllemagneAmazon «complice» de la contrefaçon

La plate-forme de commerce en ligne «tire profit des contrefaçons» en tolérant des copies sur son site, dénonce le fabricant de chaussures Birkenstock.

(Image d'illustration) Birkenstock a décidé ne plus commercialiser ses produits sur Amazon. (Vendredi 22 décembre 2017)
(Image d'illustration) Birkenstock a décidé ne plus commercialiser ses produits sur Amazon. (Vendredi 22 décembre 2017)
AFP

Oliver Reichert, le patron de Birkenstock, le célèbre fabricant allemand de sandales, a accusé vendredi Amazon d'être complice des vendeurs de produits contrefaits. Ce type de marchandise est toléré dans les magasins en ligne du géant américain de la distribution.

«Amazon tire profit des contrefaçons. Il encaisse aussi une commission auprès des vendeurs de fausses copies», a dénoncé Oliver Reichert dans une interview au magazine allemand Der Spiegel. «Pour nous, le groupe est complice», a-t-il ajouté.

C'est cette raison qui a poussé l'entreprise familiale à ne plus commercialiser ses produits chez Amazon Europe à compter de janvier prochain. Au début de l'année, la firme avait déjà mis un terme à sa relation commerciale avec Amazon Etats-Unis, après s'être plainte à plusieurs reprises.

Les origines de la société remontent à presque 250 ans. Et le groupe est mondialement connu pour ses chaussures très confortables et prisées des adeptes de la mode.

Installé en Rhénanie-Palatinat dans l'ouest de l'Allemagne, Birkenstock emploie environ 3800 salariés et se présente comme «le plus gros employeur de l'industrie allemande de la chaussure». Il commercialise ses produits dans environ 90 pays sur les cinq continents, dans des magasins physiques mais aussi dans sa propre boutique en ligne.

Amazon conteste

Interrogé, Amazon a pour sa part réfuté les accusations de l'entreprise allemande, indiquant qu'il «interdisait la vente» d'objets contrefaits. «Nous retirons tous les produits qui violent notre politique de vente, dès que nous nous en rendons compte et prenons les mesures adéquates à l'encontre du vendeur», a expliqué la multinationale.

Le groupe invite, par ailleurs, les firmes qui auraient des doutes sur le détournement de leur marque de lui en faire part pour que le site mène «des enquêtes et prenne ensuite les mesures appropriées», sans néanmoins préciser lesquelles.

AFP

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