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PresseAppel de soutien aux grévistes de Tamedia

La grève a débuté mardi à 16 heures. Reconductible, elle est prévue jusqu'à mercredi minuit.

Dans la rédaction du Matin, du groupe Tamedia. (vendredi 20 juillet 2018)
Dans la rédaction du Matin, du groupe Tamedia. (vendredi 20 juillet 2018)
Gregoire Nappey, debout, rédacteur en chef du journal «Le Matin», du groupe Tamedia. A sa droite, Simon Koch, rédacteur en chef adjoint.  Au bureau, le directeur artistique, Adriano Fagioli, s'attelle à confectionner les pages de la dernière édition imprimée, prévue le 21 juillet 2018.
Gregoire Nappey, debout, rédacteur en chef du journal «Le Matin», du groupe Tamedia. A sa droite, Simon Koch, rédacteur en chef adjoint. Au bureau, le directeur artistique, Adriano Fagioli, s'attelle à confectionner les pages de la dernière édition imprimée, prévue le 21 juillet 2018.
Réunis à la mi-journée en assemblée générale, une centaine de collaborateurs a décidé à une écrasante majorité de laisser «une dernière chance au dialogue». (Jeudi 28 juin 2018)
Réunis à la mi-journée en assemblée générale, une centaine de collaborateurs a décidé à une écrasante majorité de laisser «une dernière chance au dialogue». (Jeudi 28 juin 2018)
Keystone
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Un appel de soutien aux employés de Tamedia, qui sont en grève, a été lancé. Signé par des partis et des syndicats, il s'oppose aux licenciements et exige le maintien de la diversité des titres. L'éditeur demande de son côté à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir.

La Suisse romande est «à nouveau frappée par un appauvrissement de la diversité médiatique», dénonce mercredi l'appel. «Nous soutenons les employés de Tamedia (...), nous appelons à participer aux actions de soutien (...) et nous nous opposons aux suppressions de postes prévues.»

Signer une pétition

Pour l'heure «l'Appel pour la diversité et l'indépendance des médias en Suisse romande» est signé notamment par les syndicats syndicom, impressum, SSM, Unia Vaud, Union syndicale vaudoise et des partis politiques comme le PS Vaud et Genève, les Verts Vaud et Genève, le PDC Vaud et Genève, le POP et solidaritéS.

De leur côté, syndicom et impressum ont appelé à signer une pétition de soutien à la version imprimée du Matin et à la réintégration de toutes les personnes licenciées. Plus de 70 personnalités l'avaient déjà signée en milieu de matinée. Une manifestation est prévue à midi à la gare de Lausanne.

Appel de Tamedia

Dans un communiqué, Tamedia demande à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir «afin de permettre aux parties de sortir de ce conflit». Il veut que les syndicats réintègrent le processus de conciliation et négocient le plan social.

Tamedia rappelle en outre «à l'ensemble de ses collaborateurs de cesser immédiatement la grève et de reprendre le travail».

La grève a débuté mardi à 16 heures. Reconductible, elle est prévue jusqu'à mercredi minuit. Tamedia a menacé mardi résilier la convention collective de travail (CCT) et l'accord interne.

Des précédents

Les rédactions romandes de Tamedia ne sont pas les seules à résister aux plans de restructuration de Tamedia. En Suisse alémanique aussi, les journalistes n'ont pas hésité à affronter ouvertement le groupe de presse zurichois quand nécessaire.

Des deux côtés de la Sarine, les rédacteurs de Tamedia s'inquiètent du vaste plan de rationalisation «Projet 2020». Dès l'annonce de cette stratégie à l'été 2017, les rédactions du «Bund» et de la «Berner Zeitung», redoutant une fusion, organisent un risotto devant leurs locaux pour protester contre le risque de «bouillie uniforme».

Le rachat, mi-avril, de la «Basler Zeitung» par Tamedia intervient dans ce contexte chahuté. Les syndicats craignent qu'il ne reste à Bâle qu'une rédaction locale, selon une stratégie déjà mise en oeuvre pour les autres quotidiens du groupe.

En 2014, quand l'éditeur veut biffer 25 postes au sein de ses publications régionales zurichoises («Der Landbote», «Zürcher Unterländer», «Zürichsee-Zeitung»), les salariés manifestent à Winterthour. Ils exigent un plan social comparable à celui négocié pour le «Tages-Anzeiger» en 2009. Faute d'accord, ils se retrouveront les mains vides.

Cinq ans plus tôt, lorsque Tamedia biffe un quart de la rédaction du «Tagi» et coupe aussi au «Bund» (repris en 2007), les journalistes protestent à Zurich et à Berne. L'éditeur se retrouve d'ailleurs aux prud'hommes pour le licenciement reconnu abusif du président de la commission du personnel du «Tages-Anzeiger».

ats

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