Les banques vont embaucher mais craignent Apple et Google

«Baromètre des banques 2016»La délocalisation d’emplois ou à des suppressions de postes du fait de l’automatisation croissante va aussi s'accélérer.

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Pour la première fois depuis la crise financière, «les banques suisses ont à nouveau l’énergie et les ressources nécessaires pour réformer en profondeur leur façon de travailler», a souligné Patrick Schwaller, managing partner auprès du réviseur EY, en mettant en avant un des principaux résultats de la sixième édition du «Baromètre des banques 2016» présenté jeudi.

En effet, l’avalanche de problèmes liés à l’évasion fiscale d’étrangers, surtout américains, est pratiquement résolue. Les «établissements financiers suisses savent aussi maintenant comment intégrer le flot de nouvelles régulations qui continue à les assaillir», a poursuivi le spécialiste. Et «contrairement à d’autres industries, les banques suisses jouissent encore d’une grande marge de manœuvre pour externaliser une partie de leurs activités», a rappelé le spécialiste.

Cette spécialisation accrue «se répercutera tout d’abord positivement sur l’emploi sur les uns à deux ans à venir», a soutenu Patrick Schwaller. Cela se lit dans les résultats du «Baromètre»: le tiers des banques suisses souhaitent créer de nouveaux postes de travail dans les douze mois à venir, le taux le plus important relevé sur les cinq dernières années.

«Mais cette tendance ne durera pas, l’amélioration de l’efficacité conduira à moyen terme à la délocalisation d’emplois ou à des suppressions de postes du fait de l’automatisation croissante des tâches», a précisé un autre partenaire de EY, Olaf Toepfer.

Les banques n’ont en fait pas vraiment le choix. Pour la première depuis le lancement du «Baromètre», la majorité d’entre elles estiment que leur position en Suisse est menacée par des grands groupes internationaux technologiques comme Apple ou Google capables, eux, de surmonter les barrières d’entrées importantes du marché bancaire helvétique.

Créé: 08.01.2016, 08h16

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