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Blanchiment d'argent: la banque HSBC accusée de laxisme

La banque britannique a exposé le système financier américain à de possibles activités de blanchiment d'argent lié au trafic de drogue ou au financement du terrorisme, indique un rapport du Sénat américain.

Le président du groupe HSBC Douglas Flint.
Le président du groupe HSBC Douglas Flint.
Reuters

Le rapport d'une commission d'enquête du Sénat liée à la Sécurité intérieure a souligné de «graves carences» dans le système anti-blanchiment de la filiale américaine de HSBC, HBUS, qui ne parvient pas, selon les parlementaires, à surveiller de façon efficace les activités suspectes.

L'argent du terrorisme

Ainsi, selon les parlementaires, la banque a exposé le système financier américain à de possibles opérations de blanchiment de l'argent de la drogue des cartels mexicains. La filiale mexicaine a ainsi transféré un montant de 7 milliards de dollars vers HBUS entre 2007 et 2008.

HBUS a aussi également entretenu des relations financières avec des établissements bancaires soupçonnés de liens avec des organisations terroristes présumées. Le rapport de 330 pages cite à cet égard la banque saoudienne Al Rajhi Bank.

Le document souligne aussi que le géant bancaire britannique a aidé à écouler un montant de 290 millions de dollars en chèques de voyage émis par une banque japonaise au bénéfice de ressortissants russes qui prétendaient travailler dans les voitures d'occasion.

«A l'ère du terrorisme international, de la violence liée à la drogue dans nos rues et à nos frontières, du crime organisé, faire cesser les flux d'argent qui soutiennent ces horreurs est une priorité pour la sécurité nationale», écrit dans un communiqué le sénateur démocrate Carl Levin qui préside la commission.

Présentation d'excuses

Le rapport sera présenté mardi au cours d'une audition devant la commission au Sénat. Dans un communiqué reçu lundi soir, la banque confirme que ses responsables se rendront devant les sénateurs de la commission mardi.

«HSBC agit en conformité avec la loi, partout où elle est présente», lit-on dans le communiqué, où la banque reconnaît toutefois «n'avoir pas réussi par le passé à proposer les normes auxquelles peuvent s'attendre les régulateurs et les clients».

«Nous allons présenter nos excuses, reconnaître ces erreurs, répondre de nos actes et nous engager à corriger ce qui n'a pas fonctionné», poursuit la banque qui s'engage à mettre en place toute une série de mesures de contrôle. HBUS possède 470 agences aux Etats-Unis et fournit des services à environ 1200 autres banques, dont 80 filiales.

(ats/afp)

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