Passer au contenu principal

La fin des paradis fiscaux renforce la concurrence

L'OCDE estime que supprimer le «zéro impôts» conduirait les pays à rivaliser sur une fiscalité attractive. Il s'agit de mettre un terme à une concurrence nocive.

PricewaterhouseCoopers a négocié des accords pour des multinationales avec le Luxembourg.
PricewaterhouseCoopers a négocié des accords pour des multinationales avec le Luxembourg.
Keystone

Une disparition des paradis fiscaux contribuerait à intensifier la concurrence entre pays pour attirer les grands groupes internationaux, selon l'OCDE. Ces déclarations interviennent alors que de récentes révélations sur les pratiques du Luxembourg en la matière font scandale.

Concurrence fiscale poursuivie

«S'il n'y a plus aucun paradis fiscal à zéro impôt, les pays seront obligés de rivaliser pour offrir les niveaux (de fiscalité) les plus attractifs» pour les entreprises, a souligné ce vendredi 14 novembre Pascal Saint-Amans. Il coordonne pour l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) les négociations sur le sujet.

Le plan de l'OCDE pour lutter contre l'évasion fiscale (plan dit BEPS) «mettra un terme à une concurrence nocive (de la part des paradis fiscaux). Mais la concurrence en terme de fiscalité continuera», a indiqué le responsable de l'institution, cité par le groupe australien de médias Fairfax.

«Certains pays pourraient s'efforcer d'apparaître plus attractifs en abaissant leur taux (d'imposition). Nous pensons que ce n'est pas un problème».

Au menu du G20

Pascal Saint-Amans s'exprimait depuis l'Australie, où il se trouve à l'occasion d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 qui se tient ce week-end à Brisbane (est). Les réformes du système financier mondial, et en particulier la lutte contre l'optimisation fiscale, figurent au menu du sommet.

Selon Canberra, les dirigeants y débattront de la façon de combler les failles qui permettent aux entreprises d'adopter des stratégies pour payer le moins d'impôts possible, ce qui coûte aux Etats des milliards de dollars.

Polémique

Cette pratique est revenue sur le devant de la scène après les révélations la semaine dernière sur le système d'évasion fiscale massif mis en place au Luxembourg au profit de multinationales comme Amazon, Apple, Ikea ou Verizon.

La vive polémique suscitée a accru la pression sur l'ancien Premier ministre luxembourgeois et actuel président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lui aussi attendu à Brisbane.

Le ministre australien des Finances Joe Hockey a donné le ton jeudi, en qualifiant devant des journalistes, de «vol» les pratiques d'optimisation fiscales par les grandes entreprises mondiales.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.