Franc fort: Lonza augmente le temps de travail à Viège

MesuresLes premières mesures contre le franc fort sont prises en Suisse. Lonza augmentera dès vendredi le temps de travail sur son site de Viège, en Valais. Le syndicat Unia juge cette décision inadmissible.

Lonza estime l’influence négative du franc fort sur ses affaires à 60, voire 70 millions de francs.

Lonza estime l’influence négative du franc fort sur ses affaires à 60, voire 70 millions de francs. Image: Keystone

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Lonza augmentera dès vendredi le temps de travail sur son site de Viège (VS). Tous les collaborateurs passeront durant 18 mois de 41 à 43 heures en moyenne. Le franc fort et son impact sur les affaires le groupe bâlois sont la principale raison de cette mesure.

Les coûts de production du site de Viège, qui emploie quelque 2500 personnes, sont comptabilisés en francs alors que les ventes s’effectuent en euros ou en dollars. Étant donné la vigueur du franc, les pertes sont importantes, a indiqué jeudi le fabricant de substances chimiques et biotechnologiques.

A cela s’ajoute une politique de prix agressive de la part de la concurrence. Sans oublier les coûts en hausse des matières premières et de l’énergie, a précisé le groupe rhénan dans son communiqué.

Avec une augmentation temporaire du temps de travail de ses collaborateurs, Lonza espère partiellement compenser les mauvaises conditions-cadres actuelles. Les unités de production pourront continuer à tourner sans l’engagement de personnel supplémentaire, évitant ainsi une nouvelle augmentation des coûts.

Pour 2011, Lonza estime l’influence négative du franc fort sur ses affaires à 60, voire 70 millions de francs.

Unia monte au front

Pour les syndicats Unia et Syna, mis jeudi devant le fait accompli, la décision de Lonza est inadmissible. Dans un communiqué, Unia indique que ce n’est pas au personnel de travailler plus pour permettre au groupe de faire du profit malgré un change défavorable.

Lonza dénonce le contrat collectif de travail pour la fin 2011. Pour Unia, il n’est pas question avant ce terme de modifier les horaires. «C’est un affront envers le personnel et le partenaire social», relève Unia.

Le syndicat exige que le contrat collectif de travail soit respecté. Il exige aussi que Lonza retire sa décision d’augmenter le temps de travail des employés et que des négociations soient menées immédiatement.

Pour sa part, Employés Suisse demande des contreparties à Lonza. L’organisation exige notamment un moratoire de 18 mois sur les licenciements. (ATS/TDG)

Créé: 07.12.2011, 13h22

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