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Le franc retrouve sa force de l’été 2017 face à l’euro

Tutoyant mardi le 1,10 franc pour 1 euro, la devise helvétique efface deux ans d’affaiblissement.

Les doutes des milieux financiers – face au Brexit, à la guerre commerciale ou à la situation sur le marché obligataire – remettent sur le devant de la scène le rôle de valeur refuge du franc suisse.
Les doutes des milieux financiers – face au Brexit, à la guerre commerciale ou à la situation sur le marché obligataire – remettent sur le devant de la scène le rôle de valeur refuge du franc suisse.
Martin Patrick

Sur le front des taux de change, la canicule arrive avec un peu de décalage. Poursuivant l’appréciation connue depuis fin avril, la monnaie nationale est revenue tester mardi le seuil symbolique de 1,10 franc pour 1 euro. Sur le site de la Banque Migros – plus représentatif des conditions offertes pour changer des billets au guichet – il fallait encore avancer 1,1335 franc pour recevoir 1 euro.

Ce coup de chaud projette le franc suisse deux ans en arrière et dans la «mauvaise» direction – hormis pour les travailleurs frontaliers. En juillet 2017, les responsables de toute entreprise vendant des produits Swiss made à l’étranger avaient poussé un soupir de soulagement: des mois après que la Banque nationale avait jeté l’éponge sur la défense d’un taux de change «plancher» de 1,20 franc pour 1 euro – c’était en février 2015 – la devise nationale se dépréciait enfin au-delà du cap de 1,10 franc pour 1 euro. Sa valeur parvenait ainsi à quitter une zone présentée comme toxique pour les exportateurs et considérée par les cambistes comme le seuil à partir duquel la Banque nationale intervient secrètement. Cet affaiblissement devait se poursuivre jusqu’à revenir à 1,20 franc pour 1 euro en avril 2018, les conditions prévalant avant la «crise» du franc fort.

Le répit n’aura guère duré. À présent, les doutes des milieux financiers – face au Brexit, à la guerre commerciale ou à la situation sur le marché obligataire – remettent sur le devant de la scène le rôle de valeur refuge du franc suisse. Son attrait en ressort ainsi renforcé – en dépit des taux d’intérêt fortement négatifs régnant en Suisse.

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